Oran : découverte d’un atelier clandestin vendant de la viande avariée

La situation liée au respect des normes dans le secteur de l’alimentation est au cœur des débats, et ce depuis quelques semaines. Entre contrôles, réclamations et enquêtes, les responsables ne cessent de découvrir des établissements dont les produits sont impropres à la consommation.
C’est dans ce cadre que l’Organisation de Protection des Consommateur revient avec des informations liées à une opération des plus récentes. Les autorités d’Oran ont trouvé, ce mardi 22 novembre 2022 une importante quantité de viande et d’os congelés d’origine inconnue, ainsi que plusieurs quintaux de blocs de viande de dinde désossée dans un « atelier de découpe illégal ». Au total, c’est environ 5 quintaux et demi qui ont été retrouvés.

Selon le média arabophone Echorouk, cet atelier abattait illégalement de la volaille. C’est donc sans control que cette viande était ensuite découpée pour être distribuée auprès des différents commerces de la ville, dont des bouchers. Les responsables de la préservation de la santé de Bir El (une ville située au nord-est d’Oran), ainsi que des inspecteurs de la direction commerciale et vétérinaire ont pu faire état des conditions catastrophiques de cette activité.

Les autorités sévissent, et saisissent la marchandise

Que ce soit par le biais ce soit dans la découpe, le stockage, le transport, ou l’hygiène, cet atelier portait vraisemblablement atteinte à la santé des consommateurs.
En effet, la viande a été retrouvée par terre, à l’intérieur de sac en plastique. Certains morceaux étaient même en contact direct avec le sol. De plus, les détenteurs de l’atelier n’ont pas pu fournir de justificatifs quant à la source d’approvisionnement de cette viande ni aucun certificat vétérinaire, les autorités ignorent donc son origine.

En ce qui concerne le transport, la viande était acheminée dans des camions qui ne répondent pas aux normes exigées pour ce type de produit. L’ensemble de la viande a donc été saisie, et transférée au zoo vu qu’elle est impropre à la consommation.
Le propriétaire de l’atelier devra bien évidemment répondre de ses actes auprès de la justice.