Opération mains propres à Annaba…


Engagée au lendemain de la démission de Abdelaziz Bouteflika, la campagne «mains propres» arrive à la wilaya de Annaba.

D’ores et déjà établie par des enquêteurs, la liste des suspects compte plus de 110 individus dont les activités économiques sont entachées d’enrichissement illégal, avons-nous appris de sources sécuritaires.

Ils sont en majorité des opérateurs économiques (import/import), des anciens et actuels élus, des directeurs d’exécutif et surtout d’affairistes. Bien qu’ils n’aient aucun statut administratif ou officiel, ces derniers sont connus pour leurs liens «douteux» avec les responsables locaux, notamment les walis, les chefs de daïra et même des maires. L’un d’eux se prévaut publiquement de ses liens avec un wali qui, pratiquement, ne lui refuse aucun caprice.

«Avec la complicité de ces responsables, ils ont raflé toutes les opportunités qu’offre l’administration, allant d’un sandwich jusqu’à des assiettes de terrain à forte valeur foncière en passant par des terrasses commerciales.

Les projets Calpiref ne sont pas en reste. Après attribution, ils sont immédiatement revendus tout en maintenant l’entité de la Sarl. Encouragés par l’impunité qui régnait du temps de Bouteflika, ces affairistes ont monté des fortunes colossales.

L’opération anticorruption est venue à point nommé mettre fin à leurs agissements», dénoncent les mêmes sources. La wilaya d’Annaba a toujours été un terrain propice à la corruption, où les grands scandales y ont eu lieu.

Elle est également la ville de résidence du chef d’état-major de l’Armée populaire nationale (ANP), le général-major Ahmed Gaïd Salah, l’instigateur de l’opération mains propres. A suivre…

… et à Sétif

Après audition, le juge d’instruction près le tribunal de Sétif a décidé de placer, lundi en fin d’après-midi, un promoteur et deux gestionnaires du secteur public en détention provisoire.

Suite à une plainte déposée par des souscripteurs, n’ayant toujours pas reçu les clés de leurs Logements sociaux participatifs (LSP), le promoteur a été poursuivi et incarcéré pour «escroquerie», selon certaines sources.

Par ailleurs et aux motifs de «détournement et dilapidation de deniers publics», «faux et usage de faux», le directeur général du CHU de Sétif a été mis sous un mandat de dépôt. Quatre autres cadres de l’institution ont été placés sous contrôle judiciaire.

La troisième affaire concerne le chef d’antenne de la conservation foncière d’El Eulma, deuxième ville de la wilaya. Le prévenu est poursuivi pour «falsification de documents officiels».

Auditionnés dans la même affaire, deux notaires ont été placés sous contrôle judiciaire. Soulignons que ces incarcérations ont été précédées, la semaine dernière, de l’arrestation de la directrice de l’hôpital de Aïn Oulmene, située à 30 km au sud de Sétif.

L’inculpée est accusée de «dilapidation de deniers publics», «passation de marchés publics en violation de la réglementation» et «faux et usage de faux». Dans le cadre de la même affaire, le magistrat instructeur a ordonné de placer sous contrôle judiciaire la directrice du conseil médical, la directrice des ressources humaines, la magasinière et un laborantin de cet établissement hospitalier.

Notons par ailleurs que les éléments de la brigade de recherches et d’investigations du groupement de la gendarmerie de Sétif sont en train d’éplucher les dossiers des assiettes foncières attribuées pendant les «temps additionnels».

Les mêmes éléments se penchent sur les marchés et certaines opérations inscrites au titre de l’amélioration urbaine de la commune de Sétif, où l’on parle aussi de la gestion de certaines affaires de 2002 jusqu’à 2019.

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