Montage de véhicules : Un taux d’intégration minimum de 30% exigé


Afin de remédier aux innombrables erreurs et dépassements commis dans ce secteur avec l’introduction du montage automobile, de nouvelles exigences ont été introduites dans le nouveau cahier des charges.

Un taux d’intégration de 30% au minimum est désormais requis dans le cadre de l’activité de montage de véhicules, selon les décisions du Conseil des ministres qui s’est réuni dimanche. L’objectif du gouvernement, qui tente de remédier aux innombrables erreurs et dépassements commis dans ce secteur, est de parvenir, à créer «un processus complet, avec au bout, une industrie mécanique véritable», selon le communiqué du Conseil des ministres.

Lors de cette réunion, tenue par visioconférence, le président de la République a ordonné l’adoption des décrets concernant les cahiers des charges relatifs au montage de véhicules. Il a en outre insisté sur «le besoin de stabilité à donner au dispositif légal à mettre en place, comme décidé précédemment, en lui conférant une durée de vie d’au moins dix ans». Selon les décisions du Conseil des ministres, «tout texte réglementaire à ce sujet doit être étudié sérieusement en veillant à ce que ses dispositions ne soient pas liées à des considérations de conjoncture ou à des intérêts particuliers».

S’agissant de l’importation de véhicules neufs, le président de la République a estimé que «le processus doit se faire au niveau national, il sera le fait d’opérateurs nationaux et doit inclure un réseau national efficient et professionnel de service après-vente». Pour ce qui concerne les opérateurs étrangers, «il conviendra de prendre un texte ultérieur qui régira leur intervention dans ce secteur», indique le communiqué du Conseil des ministres.

Par ailleurs, le président de la République a instruit le ministre des Finances à l’effet de prendre des mesures fiscales et douanières destinées à l’encouragement de l’importation des véhicules électriques. En plus des cahiers des charges relatifs au montage de véhicules et à l’importation de véhicules neufs, le président de la République a ordonné, lors du Conseil des ministres, l’adoption des décrets au montage de produits électroménagers, et à l’acquisition de chaînes et d’équipements rénovés.

Pour le montage des produits électroménagers, l’intégration de rigueur doit rester celle de 70% qui doit se faire dès la première année selon les décisions prises par le gouvernement. S’agissant des acquisitions d’usines usagées, le président de la République a insisté sur la nécessité de veiller à s’entourer d’un certain nombre de garanties.

Il a ainsi estimé obligatoire de s’assurer que «l’outil de production acheté soit viable, acquis produit en main, et n’ayant pas servi plus de cinq ans, au jour de son acquisition. Il doit être capable également de contribuer à la production de la valeur ajoutée et à concourir à la création d’emplois, et toute opération dans ce cadre doit se faire après une étude approfondie a priori et réalisée avec des bureaux d’études et de compagnies d’assurances connus, sans perdre de vue le besoin d’expertise de pays tiers».

Il convient aussi, selon le Conseil des ministres, «de prendre la décision de rendre, d’une manière ou d’une autre, l’outil de production importé incessible pendant une durée qui soit au minimum de cinq années».

Agriculture : cap sur l’industrie de transformation, et la culture saharienne

Le Conseil des ministres a entendu, par ailleurs, une communication concernant la feuille de route pour la relance et le développement des activités du secteur de l’agriculture et du développement rural, dans laquelle sont déclinées, dans le cadre d’un échéancier précis, les différentes actions du programme prioritaire dont l’échéance s’étale entre le 2e semestre 2020 et la fin de l’année 2021, ainsi que les actions transversales à caractère continu du programme à moyen terme 2020-2024.

Lors de la réunion, le président de la République a souligné «la nécessité de sortir du système des cycles de production irréguliers et ordonné que soit finalisé, à brève échéance, le programme de réalisation des aires de stockage de produits agricoles pour permettre la nécessaire régulation du marché». Une instruction particulière a été donnée au ministre de l’Agriculture pour que soit encouragée l’installation d’usines de transformation des produits agricoles dans les zones de production.

Le président de la République a ordonné en outre au Premier ministre de prendre les dispositions, avec le ministre de l’Enseignement supérieur, pour que soit mis en place, en extrême urgence, au niveau d’une université du Sud, un institut spécialisé dans l’agriculture saharienne, en faisant appel, au besoin, à la coopération internationale avec les partenaires étrangers qui ont acquis une expérience avérée dans le domaine.

«Parmi les pistes sur lesquelles l’action doit être orientée, doivent être inscrits comme une priorité les oléagineux, le maïs, les produits sucriers, de même que des filières particulières comme l’apiculture sans oublier le secteur de l’élevage et son pendant de production laitière», peut-on lire dans le communiqué du Conseil des ministres.

Impact de Covid19, compensations au profit des entrepreneurs et petits métiers

L’impact de la pandémie du coronavirus (Covid-19) sur l’économie nationale et la situation sanitaire dans le pays ont été également au centre de la réunion périodique du Conseil des ministres.

Après avoir entendu une communication présentée par le Premier ministre sur les résultats de la commission d’évaluation des incidences économiques et sociales causées par la crise sanitaire (Covid-19) dont la mise en place a été décidée lors de la dernière réunion du Conseil des ministres, le président de la République a ordonné le gel du paiement des charges financières et des obligations fiscales et parafiscales dues par les opérateurs économiques pour la période de confinement.

«Aucune sanction ou paiement de pénalités ne sera exigé de ces opérateurs durant cette période», souligne le Conseil des ministres. Il a été en outre décidé l’évaluation rigoureuse des préjudices subis et des manques à gagner enregistrés par les opérateurs économiques, en particulier en ce qui concerne les petites et moyennes entreprises et les petits métiers.

«Cette évaluation devra s’effectuer dans un cadre transparent et éviter les fausses déclarations», note le Conseil des ministres qui a décidé de l’allocation d’une aide financière destinée aux petits métiers (taxieurs, coiffeurs, etc.) d’une valeur de 30 000 DA, pendant une période de trois mois, sur la base d’une évaluation rigoureuse de la situation de chaque corporation pendant les quatre derniers mois.

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