Ministère de l’Intérieur : Des agents de la Protection civile protestent


Des agents de la Protection civile reprennent le chemin de la protestation, après un premier débrayage observé la semaine précédente.

Des sapeurs-pompiers ont observé, hier, des actions de contestation devant leurs unités principales à travers le pays, en signe de protestation contre la non-prise en charge de leurs revendications socioprofessionnelles.

Dans un communiqué rendu public, les protestataires ont exprimé leur détermination à poursuivre leur mouvement de protestation jusqu’à satisfaction de leurs doléances, jugées «légitimes». «En cas de non-satisfaction de nos revendications, nous comptons organiser une grève, suivie d’une marche à Alger et d’un rassemblement devant le siège de la Direction générale de la Protection civile», ont-ils mis en garde.

Ces fonctionnaires, rattachés au ministère de l’Intérieur, n’ont pas manqué de s’en prendre à leur Direction générale, qui jugeait leurs doléances «illégitimes», d’après la même source.

Dans leur plateforme de revendications, les pompiers réclament la révision du statut particulier avec la participation des représentants «légitimes» des salariés, le versement des troisième et quatrième tranches de la prime de la Covid-19, instituée par le président Tebboune, «dans les plus brefs délais» et l’octroi de la prime de contagion.

Ils réclament aussi la promotion des éléments de la Protection civile sur la base du diplôme professionnel, tel que définit dans les statuts de la Fonction publique, et la levée du gel sur le recrutement externe, selon le communiqué diffusé sur les réseaux sociaux. Les contestataires revendiquent également l’octroi de logements sociaux, la réintégration des pompiers «injustement licenciés», la protection des sapeurs-pompiers de l’usage «excessif du pouvoir», la généralisation de la prime du Sud et le retour de la retraité proportionnelle et sans condition d’âge. Ils demandent, entre autres, l’ouverture d’une enquête sur des agents de la Protection civile qui perçoivent des salaires «indus», un changement «cyclique» des directeurs de wilaya, le renouvellement des équipements et la réhabilitation de leur lieu de travail.
Ce ne n’est pas la première fois que ces soldats du feu montent au créneau.

Ils ont déjà organisé des actions de protestation similaires dimanche dernier, pour réclamer l’amélioration de leurs conditions socioprofessionnelles.


Post Views:
27

Advertisements