Marche des étudiants à Oran : La mobilisation toujours intacte


Bien que peu nombreux comparativement aux mardis précédents – ils étaient au total seulement 170 à battre le pavé hier ! –, les étudiants ont quand même tenu à répondre présent, ne serait-ce que de manière symbolique, au rendez-vous hebdomadaire de contestation et de colère, et crier leur dégoût des tenants du pouvoir actuel, «qui s’y agrippent tels des sangsues».

Cela dit, si ces dernières semaines on a noté une baisse tangible dans la mobilisation estudiantine à Oran, cela ne veut pas dire forcément que ces derniers, à ce point blasés, ont fini par baisser les bras. Beaucoup de facteurs concourent à cette démobilisation de circonstance : la période d’examens en premier lieu, mais aussi la désertion des bancs des amphithéâtres et à cela, en cette période où la canicule commence à poindre, beaucoup parmi les étudiants préfèrent réserver leur énergie pour la seule marche du vendredi.

Hier, l’itinéraire de la marche a commencé de la place du 1er Novembre 1954 jusqu’au siège de la wilaya, en passant par les principales artères du centre-ville (boulevard Emir Abdelkader, rue Larbi Ben M’hidi, place des Victoires, Miramar et lycée Lotfi). Les étudiants étaient accompagnés de quelques-uns de leurs professeurs, qui ont tenu coûte que coûte à être auprès d’eux. «Oui pour un Etat civil, non à un Etat militaire», «Non au pouvoir militaire, non à un Etat policier» étaient parmi les slogans retenus sur les pancartes. Au niveau de la wilaya, les manifestants se sont mis à scander : «Khawa khawa, makach ounssouria !» (ndlr : nous sommes tous des frères, il n’y a pas de racistes parmi nous), «Gaïd Salah di Bensalah w rouh !» (Gaïd Salah prend Bensalah et partez !). Les manifestants se sont ensuite dispersés dans le calme en se donnant rendez-vous vendredi prochain.   

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