L’industrie au centre d’une réunion du conseil des ministres : En finir avec «les pratiques immorales»


Le président de la République a mis l’accent sur «le nécessaire développement du secteur industriel afin d’en finir avec les pratiques immorales connues». Il a d’ailleurs instruit le ministre de l’Industrie «d’élaborer un projet de loi cadre pour l’orientation industrielle, insistant sur le recensement des richesses minières nationales, en collaboration avec des compétences nationales et étrangères».

Le secteur de l’industrie et des mines est au centre des préoccupations du gouvernement et de la présidence de la République.

«Les phases de parachèvement du plan de relance de l’industrie nationale sur des bases solides durant la crise du Covid-19 et après le déconfinement», est l’intitulé de l’exposé fait avant-hier par Ferhat Aït Ali Braham en Conseil des ministres.

Selon un communiqué rendu public dimanche, l’exposé est axé sur «la révision des textes juridiques et réglementaires régissant le secteur de l’industrie et l’investissement de façon à ouvrir la voie à un véritable investissement devant être régi par des textes transparents et efficaces, incitatifs pour les acteurs nationaux et étrangers».

C’est une démarche qui est à même de favoriser la création d’une valeur ajoutée pérenne à la faveur d’une exploitation rationnelle des ressources du pays, explique la même source.

«Le dossier du secteur public marchand constitue aussi, selon le communiqué du Conseil des ministres, la cheville ouvrière de la stratégie du gouvernement.»

Pour ce dernier, l’assainissement et la relance du secteur public dans les plus brefs délais ont pour objectif de réaliser la complémentarité avec le secteur privé caractérisés par la souplesse des lois et une liquidité financière.

Le système législatif régissant le secteur privé national et étranger, indique le Conseil des ministres, sera consolidé pour ériger celui-ci en socle de l’économie nationale, tout en mettant l’accent sur l’impératif de se concentrer sur la compatibilité des partenariats et investissements étrangers actuellement existants, avec l’intérêt économique du pays.

Rappelant que «l’objectif de la relance économique était de réduire la facture des importations et de répondre aux besoins du marché national», le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a mis l’accent sur «le nécessaire développement du secteur industriel afin d’en finir avec les pratiques immorales connues».

Il a d’ailleurs a instruit le ministre de l’Industrie «d’élaborer un projet de loi cadre pour l’orientation industrielle, insistant sur le recensement des richesses minières nationales, en collaboration avec des compétences nationales et étrangères».

Le chef de l’Etat a, en effet, souligné «l’urgence d’accélérer l’assainissement du foncier industriel à travers la création d’agences appropriées pour la gestion du foncier dans les secteurs de l’industrie, de l’agriculture et de l’urbanisme, interdisant par la même l’importation de véhicules polluants».

Le ministre de l’Industrie et des Mines est également appelé «à mettre en place un programme urgent à exécution immédiate pour poursuivre la production et s’adapter avec les lois en cours en attendant la promulgation de nouvelles lois».

Aussi, en coordination avec le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, les agences devront, selon le Conseil des ministres, accorder davantage d’intérêt aux zones d’activités communales afin de promouvoir la création des postes d’emploi.

Le président Abdelmadjid Tebboune a chargé également le ministre de l’Industrie et celui du Commerce d’élaborer en urgence, en coordination avec la Chambre algérienne du commerce et de l’industrie (CACI) et les chambres régionales sous l’égide du Premier ministre, une étude sur la situation des artisans et des petits commerçants impactés par la pandémie de Covid-19 en proposant des mécanismes d’aide.

Le Conseil des ministres, indique son communiqué, a examiné et approuvé un exposé présenté par le ministre délégué auprès du ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière chargé de l’Industrie pharmaceutique sur la situation actuelle de la production pharmaceutique.

Le plan proposé, souligne la même source, a pour objectif de contribuer à la diversification économique et s’orienter vers l’exportation. La production nationale en médicaments couvre 51% des besoins du marché, estimé à quelque quatre milliards de dollars. 2200 produits pharmaceutiques sont fabriqués localement.

Dans son intervention, le président de la République a rappelé que l’objectif de la création d’un ministère chargé de l’Industrie pharmaceutique consiste à satisfaire, autant que possible, les besoins nationaux en médicaments et s’orienter vers l’exportation, destinée notamment au marché africain.

Le chef de l’Etat a appelé en effet à ouvrir les portes du partenariat pour la production des médicaments avec certains pays pionniers dans ce domaine.

Aussi a-t-il ordonné d’appuyer l’entreprise publique Saidal pour qu’elle retrouve sa place dans la production pharmaceutique de manière à réduire la facture des importations.   

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