Les trois dynamiques de la société civile la préparent intensément : Une première rencontre samedi pour une feuille de route consensuelle


Les trois dynamiques de la société civile relancent le dialogue entre les différents acteurs de la classe politique, la société civile et les personnalités nationales dans le but d’arriver à dégager une feuille de route consensuelle pour sortir le pays de la crise actuelle. Une première rencontre de concertation aura lieu le 17 août courant à la Safex, à Alger.

Elle devrait regrouper à la fois les partis de l’Alternative démocratique, ceux du pôle des Forces du changement, des personnalités et les membres des dynamiques de la société civile. Une réunion aura lieu demain, jeudi, entre les représentants des trois dynamiques de la société civile pour faire le point sur les préparatifs de cette première rencontre, a-t-on appris de Saïd Salhi, vice-président de la Laddh, qui fait partie du comité d’organisation.

Contacté par téléphone, Saïd Salhi a assuré que ce rendez-vous est «l’aboutissement des rencontres et des contacts avec les personnalités et les partis politiques des deux pôles, l’Alternative démocratique d’un côté, et les Forces du changement de l’autre». C’est une première rencontre de concertation qui constitue une suite logique à la démarche initiée le 15 juin, visant un consensus national de sortie de crise.

«Pour nous, ce n’est pas une finalité. Ce n’est qu’une première rencontre de concertation pour aller vers une conférence élargie. On laisse la démarche ouverte», souligne-t-il. Deux idées sont avancées. Il y a celle d’un compromis sur les feuilles de route des partis de l’opposition. Il y a également celle d’aller vers une charte pour le dialogue. «On ne parle pas du dialogue actuel. On veut un dialogue ouvert, inclusif et effectif», précise Saïd Salhi, selon lequel la rencontre du 17 août reste tributaire de l’autorisation, sachant qu’une demande a été introduite par le Syndicat des praticiens de la santé publique.

De son côté, Abdelwahab Fersaoui, président du RAJ, soulève l’importance de cette démarche. Six mois après le déclenchement du mouvement populaire pacifique, il est temps que les partis, les acteurs de la société civile et les personnalités discutent pour arriver à s’entendre sur la façon de sortir le pays de cette crise. «Il y a plusieurs feuilles de route. Il y a des points communs et il y a aussi des divergences. On s’est dit que six mois après le mouvement populaire pacifique, il est temps que la classe politique et la société civile discutent entre elles pour voir la possibilité de se mettre d’accord sur une feuille de route. Il y a 15 jours, nous avons donc rencontré tous les partis politiques, ceux de l’Alternative démocratique comme ceux du dialogue national pour leur exposer cette démarche portant organisation de rencontres de concertation pour voir la possibilité de se mettre d’accord sur des points bien précis», affirme M. Fersaoui dans une déclaration à El Watan.

Les trois dynamiques de la société civile ont rencontré pratiquement tous les partis politiques et les personnalités dont les noms reviennent souvent sur la scène nationale. Selon M. Fersaoui, aussi bien les partis que les personnalités ont tous donné leur accord de principe pour prendre part à ces rencontres de concertation. Ils veulent trouver un compromis politique de sortie de crise. «Nous sommes aujourd’hui interpellés. Nous avons une responsabilité historique de traduire le consensus qui existe dans la rue vers un autre consensus politique», a ajouté M. Fersaoui. Une question mérite d’être posée : les différents représentants de la société civile et les partis de l’opposition, toutes tendances confondues, peuvent-ils rapprocher leurs points de vue pour parler d’une seule voix ?

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