Les tentatives de division se sont avérées vaines : Les Algériens tiennent à leur unité


Les Algériens ont montré encore une fois, ce vendredi, le 11e de la contestation populaire, que rien ne pouvait altérer leur attachement à l’unité nationale. Toutes les tentatives de division, des plus «soft» aux plus viles, se sont avérées inopérantes face à la détermination du peuple algérien, jusque-là extrêmement vigilant vis-à-vis de certains mots d’ordre galvaudés par une minorité d’«activistes» sévissant sur les réseaux sociaux mus, surtout, par le souci de faire échouer le mouvement et sauver le «système».

Avant-hier, ils étaient des milliers à scander «Khawa khawa, makanch onsoria» (Frères, frères, pas de racisme, ndlr), dans les rues d’Alger et dans d’autres villes du pays, comme pour répondre aux différentes manœuvres initiées par des cercles qui ont comme objectif de provoquer des clivages au sein du «mouvement».

Des manifestants ont même pris l’initiative de ramener 48 drapeaux nationaux géants avec le nom d’une wilaya sur chacun d’eux. Les Algériens ont voulu, à tout prix, afficher leur «union» inébranlable en ces temps de contestation. Il y a deux semaines, une polémique avait éclaté au sujet du drapeau amazigh.

Certains se sont même amusés à «fabriquer» un faux communiqué de la police nationale dans lequel la direction de cette institution indiquait que ce drapeau était interdit lors des manifestations du vendredi. Fort heureusement, la DGSN a vite réagi pour affirmer que le communiqué en question était un «fake».

Le lendemain, le vendredi 19 avril, le drapeau amazigh a flotté normalement dans le ciel algérois et dans d’autres wilayas du pays, même si certains policiers, par méconnaissance ou par zèle, avaient provoqué des manifestants, dans la matinée, à la Grande-Poste, en tentant de le leur arracher des mains. Depuis, la polémique s’est estompée. Mieux encore, l’étendard amazigh est de plus en plus présent, même dans des wilayas dont les citoyens n’avaient pas l’habitude de le porter, et ce, au grand dam des quelques «négationnistes» qui n’ont jamais admis l’officialisation de tamazight et ceux qui agissent par pure ruse dans le souci de diviser les Algériens autour de cette question.

Il n’y a qu’à voir l’«accueil» réservé, mercredi dernier, par des habitants de Djelfa, à un groupe d’activistes, dont la députée Naima Salhi, qui se sont déplacés à cette wilaya pour organiser une marche de soutien au chef d’état-major de l’ANP, tout en avançant des slogans anti-amazigh. Ils ont tout simplement été chassés de la ville.

A Jijel, ce sont les autorités locales qui avaient décidé d’enlever un drapeau amazigh accroché sur un boulevard de la ville. En réaction, des jeunes l’ont carrément reproduit sur un mur à côté du drapeau algérien. Donc, face à chaque manœuvre, les Algériens disent, et ce, de différentes manières, que rien ne pourra les diviser, déjouant ainsi toutes les tentatives de clivage.

Les manifestants arrivent souvent à «déceler» les «coups bas» visant à affaiblir le mouvement populaire auquel, faut-il le rappeler, prennent part des citoyens de différents bords politiques. Pour l’heure, les Algériens arrivent à transcender leurs différences idéologiques, en s’accrochant à leur mot d’ordre principal, à savoir «Yetnahaw gaa» (Ils partent tous), qui les a tous réunis.

Depuis le 22 février, premier vendredi des manifestations grandioses, plusieurs polémiques ont éclaté (féministes, drapeau amazigh, conférence du MAK, présence d’un carré de l’ancien FIS, arrestation de certains hommes d’affaires, avec ou contre l’état-major de l’ANP, Taleb Ibrahimi…) sans que cela ne puisse diviser les Algériens.

D’autres désaccords sémantiques suivront certainement. Mais au vu du sens politique aigu dont ont fait preuve jusque-là bon nombre de manifestants, il est peu probable, dans le contexte actuel, alors que le pays ne s’est pas encore engagé dans une transition, que cela puisse avoir le moindre effet sur le hirak.

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