Les partis de l’alternative démocratique se réuniront cet après-midi au siège du PLD : Cap sur la convention du 31 août


Les signataires du pacte de l’alternative démocratique se retrouveront, cet après-midi, au siège du Parti pour la laïcité et la démocratie (PLD), pour se pencher sur les préparatifs relatifs à la convention du 31 août, qui sera consacrée à l’élaboration d’une feuille de route de sortie de crise.

Un rendez-vous d’étape auquel prendront part les chefs des partis politiques et des organisations (RCD, FFS, PT, PST, UCP, MDS, PLD, LADDH) ainsi que des personnalités politiques et de défense des droits de l’homme.

Selon Mustapha Hadni, coordinateur du PLD, l’ordre de jour de la réunion d’aujourd’hui s’articulera autour de l’installation des commissions, technique et politique, des thématiques seront prises en charge, telle que l’indépendance de la justice et les mécanismes de la transition démocratique, entre autres. Les participants auront à proposer des noms devant y figurer. L’objectif étant de tout mettre en œuvre pour réussir la convention du 31 août.

Il est également question de discuter de la demande d’autorisation pour la tenue de la convention. Selon toute vraisemblance, le choix sera porté sur l’hôtel El Riadh de Sidi Fredj.

Bien évidemment, il est clair que les uns et les autres évoqueront les derniers développements de la scène politique nationale, notamment l’entame du travail par le panel dirigé par l’ancien président de l’APN, Karim Younès, et le dernier discours du chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah, dans lequel il a «rejeté» les «préalables» posés par différents acteurs de la scène politique, y compris les membres du panel dans un premier temps, qui sont la libération des détenus d’opinion et l’ouverture des voies menant vers la capitale les vendredis.

Les partis de l’alternative démocratique se sont, pour leur part, positionnés clairement contre le panel. Ils estiment qu’une période de transition est nécessaire pour faire sortir le pays de la crise. Par conséquent, ils rejettent unanimement la démarche du pouvoir consistant en l’organisation d’une élection présidentielle dans les plus brefs délais, c’est-à-dire avec les lois actuelles.

C’est ce qui a, d’ailleurs, été rapporté dans le pacte signé le 26 juin dernier. Par ailleurs, pour eux, aucun dialogue n’est possible sans la satisfaction de certains «préalables», notamment la libération des détenus politiques, l’ouverture du champ politique et médiatique et le départ des symboles du régime.

L’alternative démocratique tente, à chacune de ses réunions, d’élargir davantage ses rangs. Parmi les personnalités ayant répondu favorablement à l’invitation qui leur a été adressée pour assister à la réunion d’aujourd’hui, on citera les avocats Mokrane Aït Larbi et Nadia Aït Zaï, le militant Djamel Zenati, le professeur Mansour Brouri ou encore l’écrivain Amin Zaoui.

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