Les irréductibles manifestent à Cherchell


Le volume de la marée humaine a fondu au bout du 48e vendredi dans la wilaya de Tipasa. Il n’y a qu’à Cherchell, où un noyau d’irréductibles continuent à battre le pavé en ce 3e vendredi du mois de janvier 2020.

Les manifestants des localités de Hadjout et de Tipasa préfèrent rejoindre leurs compatriotes à Alger pour mieux vivre la manifestation, «le hirak». Les slogans à Cherchell ont disparu avec l’évolution de la situation. Les citoyens ayant du mal à se regrouper avant l’entame de la procession. Il n’en demeure pas moins que les manifestants n’ont pas failli, en empruntant le même parcours de l’ex-Césarée : «Djabouh el âaskar, djabouh emzaouar, ma ândaouch echariâa !», (Les militaires l’ont ramené par la fraude, il est illégitime) ; «Dawla madaniya machi âaskariya !» (Etat civil, non pas militaire) ; «Listiklal, listiklal, listiklal !» (Indépendance, indépendance, indépendance) ; «Silmiya, silmiya, silmiya !»…

Les éléments locaux de la Sûreté nationale n’ont eu aucun mal à identifier en ce 48e vendredi la composante de la marée humaine. Des questions sont à présent posées par des manifestants du vendredi. L’avenir du hirak ne doit pas se confiner uniquement à ces pacifiques marches hebdomadaires. Les perspectives du pays suscitent déjà le débat.

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