Les fortes chaleurs persistent dans plusieurs wilayas du pays


Des températures au-dessus de 40°C

Bien que l’Office national de météorologie (ONM) n’ait annoncé aucun bulletin météo spécial, les fortes températures continuent d’affecter plusieurs régions du pays. L’été promet cette année d’être plus chaud que ceux des années précédentes.

Même à 17h, la température ne baisse pas à Alger. Son rapprochement de la mer ne semble rien y faire, puisque la température était de 30°C à cette heure de la journée d’hier. Son ressenti était de 34°C.

La situation est pire dans les autres wilayas du pays. A Blida, il faisait 37°C, à Tipasa 32°C, à Sétif 35°C et Batna 38°C. Au Sud, la situation est encore pire. Les températures ont largement dépassé les 45°C, voire 50°C. Les wilayas de cette région ainsi que celles de l’est du pays ont d’ailleurs été touchées par la dernière vague de chaleur caniculaire annoncée par l’ONM. Bien que la durée de validité de ce BMS ne soit que de 48 heures, la chaleur persiste.

En plus du facteur de saisonnalité, d’autres éléments s’ajoutent pour lever au plus haut les degrés du mercure. Le plus direct est celui des incendies de forêt. Dans son dernier bilan, la Protection civile annonce son intervention dans 105 incendies à travers le pays durant ces dernières 48 heures.

Il s’agit de 25 feux de forêt qui ont ravagé 272 hectares, 14 feux de maquis dont les dégâts sont estimés à 355 hectares, 11 feux de récolte avec des pertes de 162 hectares de blé et 7 hectares d’orge ainsi que 28 incendies d’herbes sèches avec 543 hectares ravagés par les flammes.

Le deuxième facteur, plus grave, est celui du changement climatique. Les experts alertent depuis quelques années déjà sur ce phénomène. Le Pr Kadi Lamine, expert en énergie climat, avait déjà annoncé, il y a deux ans, que ces chaleurs deviendront une actualité à laquelle les Algériens devront absolument s’adapter.

Une solution inévitable étant donné que, selon ses propos, notre pays est vulnérable à ces dérèglements climatiques. L’Algérie serait même considérée comme un hot-spot pour ces nouveaux phénomènes. Pour lui, ces dérèglements climatiques iront jusqu’à faire disparaître les saisons d’automne et de printemps.

Des déclarations qui restent toujours à l’ordre du jour et qui sont confirmées au quotidien par les experts internationaux. D’ailleurs, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) a alerté quant à des conditions météorologiques extrêmes. Elle prévoit des chaleurs de 3 à 6 degrés de plus que la normale.

Bien qu’elle n’ait cité que les pays du continent européen, où justement la canicule a fait 5 morts, elle a estimé que les masses d’air chaud affectant cette région du monde venaient d’Afrique. L’OMM considère la période de 2015 à 2019 comme les années les plus chaudes de la Terre.

Une situation qui mérite une attention particulière certes, mais aussi une stratégie mondiale et surtout nationale pour protéger et les citoyens des coups de chaleur et le patrimoine animalier et de récolte durant cette période. En attendant que cela se fasse, la vigilance, l’abstinence de sortie lors des heures du zénith et surtout boire plus d’eau sont plus que recommandés pour passer cette épreuve de grand fourneau sans dommages.       

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