Les Forces de l’Alternative démocratique insistent sur la transition


Elles saluent le caractère pacifique des manifestations

Les Forces de l’alternative démocratique insistent sur l’impératif d’aller vers une période de transition qu’elles voient comme la «solution idoine à la crise systémique» que connaît le pays.

«Les Forces de l’alternative démocratique réitèrent leur attachement à la solution politique de la crise qui passe par une transition démocratique à même d’assainir la situation avant tout retour au processus électoral», affirme ce bloc politique de l’opposition dans un communiqué sanctionnant sa réunion du 22 septembre à Alger. Composé du FFS, RCD, PT, PST, MDS, MDS, PLD et de la LADDH, ce pôle politique se félicite du «succès des marches de la 31e semaine et de la forte mobilisation citoyenne à travers toutes les régions du pays, et ce, malgré les interdictions et les menaces du vice-ministre de la Défense et chef d’état-major et l’escalade de la répression et l’emprisonnement des politiques et activistes du mouvement populaire».

Poursuivant leur déclaration, les Forces de l’alternative démocratique relèvent ainsi «la détermination des citoyennes et citoyens qui a été plus forte que tout et à la hauteur de leurs aspirations». Soulignant le maintien du «caractère pacifique des manifestations», elles considèrent que les marches hebdomadaires renforcent, au fil des semaines, l’unité nationale. Ce bloc politique des démocrates affirme appuyer «toutes les initiatives citoyennes entreprises dans les régions du pays ainsi qu’à l’étranger, qui s’inscrivent en ligne droite avec les revendications populaires exprimées sans relâche depuis 7 mois».

Dans une précédente déclaration, l’Alternative démocratique avait rappelé ses exigences concernant la «levée de toutes les entraves à l’exercice des libertés démocratiques, la libération de tous les détenus politiques et d’opinion et leur attachement au processus constituant souverain à même de permettre au peuple algérien de choisir souverainement et librement la nature des institutions à mettre en place».

Ces forces avaient mis en garde contre les «mesures répressives, les pratiques liberticides, l’instrumentalisation de la justice et la mise au pas de toutes les institutions de l’Etat par le pouvoir en place dans l’objectif de sauvegarder le système». Elles avertissent contre les risques de ces mesures «conduisant le pays vers une impasse aux conséquences dramatiques pour la nation».

Convaincues que la solution ne réside pas dans l’organisation de la présidentielle, «synonyme du maintien du système en place», les Forces démocratiques ont dénoncé «la volonté de passage en force du pouvoir» et appelé «les Algériennes et Algériens à maintenir leur mobilisation jusqu’à la satisfaction de leurs aspirations légitimes».

Les Forces de l’alternative démocratique avaient appelé, le 21 juillet dernier, à un «pacte politique» pour sortir le pays de la crise qu’il traverse. Ce pacte reposait sur «l’unité nationale, les libertés sous toutes leurs formes, le rejet de toute forme d’intervention étrangère, la concrétisation de l’équilibre des pouvoirs et la non- utilisation de la religion, du patrimoine et des symboles de la nation à des fins politiques».

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