Les étudiants rejettent la tenue de l’élection présidentielle à Sidi Bel Abbès


En ce 40e mardi de mobilisation, les étudiants de l’université Djilali Liabès (UDL) ont entamé, vers 10h30, leur marche hebdomadaire à partir de la faculté des sciences exactes (Site 1) vers le centre-ville de Sidi Bel Abbès.

Des dizaines d’étudiants, accompagnés par des enseignants de l’UDL et de nombreux citoyens, ont battu le pavé en brandissant banderoles, pancartes et l’emblème national, scandant des slogans hostiles aux tenants du pouvoir et à la tenue de l’élection présidentielle dans les conditions actuelles. «Makanch intikhabate ya îssabate !» «H’na jina, ntouma jaboukoum !» (Nous marchons avec conviction, vous avez été ramenés par d’autres), «Madania machi askaria !» ont scandé les manifestants le long de l’itinéraire qui les a conduits à la place du 1er Novembre (ex-Carnot).

Cette marche des étudiants intervient au lendemain du meeting animé, sous une très haute surveillance policière, par Abdelmadjid Tebboune à la maison de la Culture Kateb Yacine. Celle-ci a, en effet, été quadrillée par un impressionnant cordon sécuritaire comprenant des policiers en civil et des éléments des Unités républicaines de sécurité (URS).

Pour cause, des dizaines de manifestants s’étaient rassemblés à une centaine de mètres du lieu du meeting, sur la place El Wiam, pour exprimer leur rejet de la tenue de l’élection du 12 décembre. Ils ont été empêchés d’approcher de la Maison de la culture où se déversaient des dizaines de personnes ramenées par bus des localités environnantes, a-t-on constaté.

A l’entrée de la salle, une fouille systématique était imposée aux personnes venues assister au meeting et qui ne cadraient pas avec le «profil» voulu par les organisateurs.

Alors qu’à l’intérieur, les organisateurs avaient du mal à contenir une assistance nombreuse, constituée essentiellement de représentants d’associations satellites, d’élus et de membres de partis politiques ayant soutenu le 5e mandat de Bouteflika.

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