«Les élections constituent un danger pour le pays, sa stabilité et son unité»


La coordination des universitaires algériens pour le hirak

La communauté universitaire qui exprime, chaque mardi, son opposition au scrutin électoral du 12 décembre prochain, vient de réitérer sa position à l’issue d’une réunion qui a regroupé plusieurs universités de l’Est.

Dans une déclaration rendue publique, la coordination des universitaires algériens pour le hirak met en garde contre l’organisation de l’élection présidentielle qu’elle estime dangereuse pour l’avenir du pays.

«Réunis à Sétif le mercredi 25 septembre 2019, nous, des universitaires du hirak de Annaba, Constantine, Sétif, Béjaïa, Alger et Oum El Bouaghi, et après discussions et évaluation de la situation politique du pays, considérons que les élections initiées par le pouvoir et programmées pour le 12 décembre 2019 et qui ont pour objectif la reconduction du système constituent un danger pour l’avenir du pays, sa stabilité et son unité», peut-on lire dans le document.

La naissance de ladite coordination a été actée le 26 août dernier en présence d’enseignants des universités de Skikda, Oum El Bouaghi, Sétif, Guelma, Ouargla, Annaba, Constantine, Mila et d’un invité de l’université des sciences et de la technologie Houari Boumediène (USTHB). La conjoncture émaillée d’une contre- révolution a motivé la structuration du hirak universitaire.

Ce dernier a essuyé auparavant plusieurs échecs dans sa tentative de chapeauter le mouvement. Aujourd’hui qu’elle a réussi à resserrer les rangs des universitaires à l’Est, la coordination, qui ambitionne la fédération de toutes les universités du pays, insiste, via sa déclaration, sur les aspirations citoyennes qui sont aussi les siennes.

Elle renouvelle à cet effet son «rejet de ces élections et appelle à une transition pour démanteler le système et jeter les bases d’une nouvelle Algérie libre et démocratique». La coordination interpelle l’ensemble des universitaires pour «se réapproprier leurs espaces et faire de l’université un creuset de la production des idées pour contribuer à dépasser la crise de ce système».

Elle se veut aussi une force de proposition à l’effet de soumettre à la société «des pistes qui lui permettent d’atteindre les objectifs du mouvement populaire initié le 22 février pour une Algérie nouvelle, libre, démocratique, consacrant l’Etat de droit et la justice sociale», est-il conclu.

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