Les barrages alimentant plusieurs wilayas du pays sont à sec : Les réserves s’épuisent !


La sécheresse affectant depuis plusieurs années le pays a eu des conséquences néfastes sur le niveau des réserves hydriques existantes. La pluviométrie n’a pas été abondante et les barrages peinent à se remplir.

Dans la wilaya de Bouira, les trois barrages mobilisant un volume d’emmagasinement avoisinant le milliard de mètres cubes, destinés à l’alimentation des populations en eau potable sont presque vides.

A titre d’exemple, le barrage Koudiat Acerdoune (680 millions de mètres cubes), sis dans la commune de Malla, sur les hauteurs de Lakhdaria, à l’ouest de Bouira, est presque à sec, puisque le taux de son remplissage ne dépasse pas les 5%, a-t-on précisé hier à la Direction des ressources en eau (DRE), qualifiant la quantité restante de volume de «survie».

Pour assurer une «continuité» dans l’approvisionnement des habitants de 26 communes de la wilaya de Bouira, du sud de Tizi Ouzou et des localités relevant des wilayas de M’sila et Médéa, un équipement spécial (des pompes flottantes, ndlr) a été récemment installé, et ce, pour pomper l’eau du barrage vers la station de production, a-t-on indiqué de même source.

C’est la première fois depuis la mise en service du barrage en question en 2008 que l’Agence nationale des barrages et transferts (ANBT) décide de l’installation d’un tel équipement. La baisse des réserves d’eau est extrêmement inquiétante.

Depuis plusieurs semaines, l’eau arrive rarement dans les robinets des habitants de plusieurs communes de Bouira. Dans la région de Sour El Ghozlane, l’eau se fait rare, ont déploré des citoyens.

Alimentées continuellement par le passé par les eaux du barrage de Koudiat Acerdoune, les localités sont approvisionnées par le barrage de Oued Lakhal, dans la commune de Aïn Bessem, dont les eaux étaient destinées à l’irrigation des terres agricoles.

Il faut préciser, par ailleurs, que la problématique de la distribution de l’eau potable se pose avec acuité dans la wilaya de Bouira. Les 45 communes de la wilaya accusent un déficit considérable en matière d’AEP.

Cette situation risque de s’aggraver prochainement en raison de la baisse du volume des barrages. Pour assurer la disponibilité de la ressource, le citoyen est appelé à consommer l’eau de manière rationnelle. 


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