«Les Algériens ne revendiquent pas un simple ajustement socioéconomique»


L’Alternative démocratique évoque l’expérience d’octobre 1988

Les Forces de l’alternative démocratique reviennent sur la situation politique du pays en évoquant les événements du 5 Octobre 1988. «Plus de 30 ans déjà que la jeunesse algérienne s’est soulevée pour réclamer haut et fort la justice sociale, les libertés démocratiques et le respect des droits de l’homme», souligne ce bloc politique composé du RCD, du FFS, du PT, de l’UCP, du MDS, du PST et du PLD.

A deux jours de la commémoration de ces douloureux événements, les Forces de l’alternative démocratique appellent à tirer les leçons du passé. Les partis de l’Alternative démocratique estiment ainsi que le mouvement pacifique du 22 Février est «la cristallisation des luttes passées». «Les Algériennes et les Algériens ont ainsi appris que seule la contestation pacifique et unitaire peut venir à bout d’un système politique usurpateur, prédateur et oppresseur.»

Ainsi donc, les Forces de l’alternative démocratique ajoutent en affirmant que «le 22 Février ne revendique pas un simple ajustement socioéconomique ou culturel». Elles estiment que ce mouvement pacifique est une véritable révolution qui «met au centre la question de la souveraineté du peuple».

Pour l’Alternative démocratique, le pouvoir veut «imposer une façade légale qui œuvre à restaurer et à perpétuer le système politique qui a ruiné l’Algérie».

Ce bloc politique, qui rejette la présidentielle du 12 décembre et qui réclame un processus constituant avant toute élection, considère aujourd’hui que «la préoccupation des Algériens n’est pas de chercher des solutions à la crise du système», mais plutôt de «réunir les conditions permettant l’exercice de la souveraineté populaire et de mettre en place un nouveau cadre politique et juridique avant d’envisager toute élection».

Saluant la mobilisation citoyenne, elles dénoncent «la répression qui s’abat sur le mouvement populaire visant à installer un climat de terreur afin d’exécuter ‘‘leur’’ farce électorale dont le résultat est connu par avance».

Tout en s’inclinant devant la mémoire des «martyrs de la liberté et de la démocratie», les Forces de l’alternative démocratique ont lancé un appel aux Algériens à la vigilance afin d’éviter le piège de la provocation et de la violence. Insistant sur le caractère pacifique, elles estiment que la meilleure manière pour arracher «un processus constituant à travers une transition démocratique» est de poursuivre le combat pacifiquement.

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