Le tribunal a rendu hier son verdict : Lourdes condamnations dans l’affaire de la sablière dans le Parc national d’El Kala


Le tribunal d’El Kala a rendu hier son verdict dans l’affaire du site minier ouvert en dépit de la loi dans le Parc national d’El Kala.

Poursuivi pour exploitation illégale d’un site minier, faux et usage de faux et complicité, l’expert A. Khelifi a été condamné à 3 ans de prison ferme et 100 000 DA d’amende assorti d’une interdiction d’activité de 5 ans, l’ancien directeur de l’Agence nationale des activités minières (ANAM) Hassan Hariati, à 2 ans de prison ferme et 500 000 DA d’amende, A. Bahous, le second expert impliqué dans l’affaire, à une année de prison ferme et 100 000 DA d’amende. Quant à l’exploitant Bousbiaa Rabah, non concerné par la délit de complicité, il a écopé de 8 mois de prison ferme et 1 million de DA d’amende. Les 4 accusés sont en outre condamnés à verser collectivement la somme de 8 millions DA à la partie civile, autrement dit la Conservation des forêts d’El Tarf.

Cette affaire remonte à 2006 lorsque l’ANAM accorde des concessions pour des sites miniers à El Tarf, dont 2 dans le Parc national d’El Kala. Les autorités de l’époque réagissent et font annuler les concessions, mais la Sarl Bousbiaa de Skikda porte plainte en 2011 devant le Conseil d’Etat qui statue en 2016 en faveur de l’exploitant et ordonne à l’ANAM de lui délivrer un titre minier.

Il reprend l’extraction en octobre 2017, mais il arrête en décembre car à la demande des autorités locales une enquête est ouverte et révèle de nombreuses irrégularités dans les rapports d’experts. L’exploitant Bousbiaa n’est pas un inconnu, il est spécialisé dans cette activité.

C’est l’exploitant également de la sablière d’Oued Zhor, à limite entre Jijel et Skikda. Depuis des années, l’extraction illicite du sable est dénoncée par les habitants locaux, ceux du massif du Bougaroun notamment, que traversent à toute allure les camions de 20 tonnes, les services de la protection de la nature et de l’environnement. Une dune végétalisée d’une grande richesse naturelle et esthétique a été complétement rasée depuis et on s’attaque aujourd’hui aux terrains à proximité. Un arrêté de wali de Jijel a été pris pour fermer ce site, mais sans application il est resté sans effet. Trop de complicités, nous a-t-on dit et au plus haut niveau de l’Etat. Même topo à Filfila, à l’est de Skikda. 

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