Le PLD met en garde contre la gravité de la situation


Il plaide pour une transition démocratique

Le Parti pour la laïcité et la démocratie (PLD) ne voit pas d’autres solutions possibles à la crise que la transition démocratique. Dans une déclaration rendue publique par son porte-parole, Mouley Chentouf, le PLD estime que c’est «une lame de fond pacifique qui secoue le pays» que rien ne semble en mesure d’arrêter.

«Ni la répression policière, ni les tentatives de division du mouvement, ni les calculs politiciens en tout genre du système n’ont réussi à fourvoyer les millions de manifestants sur le chemin de la violence», relève ce parti, membre des Forces de l’alternative démocratique qui mettent en avant «la maturité politique du mouvement citoyen qui a su, depuis le 22 février, désamorcer les embûches du pouvoir».

Dénonçant les arrestations de militants politiques et de manifestants du hirak, le PLD affirme que «le mouvement du 22 Février a sonné le glas de l’entrisme et des compromissions qui ont empêché, pendant des décennies, l’avènement de la République démocratique et sociale».

«La nouvelle scène politique qui en résulte, laisse entendre que l’époque des cordons sanitaires qui séparaient les partis démocrates entre eux est révolue et que celle des alliances contre nature est clôturée», relève ce parti pour lequel la décantation politique majeure en cours «ne peut pas être du goût d’un système antidémocratique habitué à régner en maître absolu dans le champ politique».

Exigeant «la libération immédiate et sans condition de tous les détenus d’opinion», le PLD considère que «le système joue avec le feu». «Il n’a pas conscience que l’Algérie est une poudrière qui pourrait exploser d’un moment à l’autre. C’est pourquoi la plus grande vigilance doit être observée pour ne pas tomber dans le piège des provocations.

Mais la pression populaire pacifique doit aller crescendo pour exiger le départ définitif du système et la mise en chantier d’une transition démocratique», conclut ce parti.

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