Le nombre de contamination à la Covid-19 a connu une sensible augmentation : Une moyenne de 150 nouveaux cas par jour


Le nombre de cas de Covid-19 enregistrés au 19 mai est de 7377 personnes et 12 433 sont sous traitement, dont 5220 cas confirmés selon des tests PCR et 7213 cas suspects selon les indications de l’imagerie et du scanner, alors que 26 patients sont actuellement en soins intensifs.

La courbe d’incidence de la Covid-19 est toujours en hausse depuis le début du mois de Ramadhan. Après une légère baisse, voire une accalmie dans la wilaya de Blida, l’épicentre de l’épidémie, au début du mois d’avril, après un mois de confinement total, le virus se propage de plus belle dans d’autres régions du pays.

La levée du confinement total et l’allégement de ce dispositif au niveau national ont vu cette courbe reprendre son allure face à un relâchement des mesures barrières et au comportement indiscipliné de certains citoyens.

Le nombre de cas enregistrés au 19 mai est de 7377 personnes et 12 433 sont sous traitement, dont 5220 cas confirmés selon des tests PCR et 7213 cas suspects selon les indications de l’imagerie et du scanner, alors que 26 patients sont actuellement en soins intensifs.

Des chiffres difficiles à interpréter, mais cela montre que le virus circule toujours avec une moyenne de 150 nouveaux cas par jour durant ce mois de Ramadhan.

En l’espace d’une semaine au début du mois de Ramadhan, le nombre de cas cumulés confirmés a connu une ascension, notamment dans plusieurs wilayas pour passer de 5182 à 6442 entre le 7 et le 14 mai, soit «un taux d’accroissement de 24,3% avec 1260 nouveaux cas, correspondant en moyenne à 157,5 nouveaux cas par jour. Le taux d’incidence est de 15,12 cas pour 100 000 habitants au 14 mai», indique le bulletin quotidien sur l’évolution de l’épidémie de l’Institut de santé publique (INSP) du 14 mai.

Et de préciser qu’en dehors de Blida, les wilayas avec les incidences les plus élevées, dépassant les 20 cas pour 100 000 habitants, sont respectivement Aïn Defla (34,45), Tipasa (33,70), Béchar (29,09), Bordj Bou Arréridj (27,18), Constantine (25,06), Oran (20,93) et Ouargla (20,52). «Au 1er mai, la wilaya de Béchar avait une incidence de 12,22. En l’espace de 15 jours, celle-ci a plus que doublé avec un facteur multiplicatif de 2,38», est-il noté. Au 7 mai, l’Algérie a dépassé le seuil des 5000 cas confirmés.

Le taux d’incidence était de 12,16 cas pour 100 000 habitants. «Certaines wilayas ont vu leur incidence presque doubler au cours des sept derniers jours. Ainsi pour la région Centre, les wilayas de Médéa, Bordj Bou Arréridj, Aïn Defla et Tipasa ont connu un accroissement respectivement de 197%, 174%, 139% et 138%. Pour la région Sud, on note également des hausses importantes : Naâma (480%), Ouargla (177%) et Béchar (164%)», relève le bulletin.

Et de préciser que si la région Centre a vu son nombre de cas régressé par rapport au 24 avril, dans les trois autres régions du pays, il est en progression. Cette augmentation du nombre de nouveaux cas sur la période allant du 27 avril au 7 mai pourrait être, selon l’équipe de l’INSP, en rapport avec le relâchement des mesures de confinement depuis le début du mois de Ramadhan.

En termes de mortalité, un indicateur essentiel dans l’évolution et l’analyse épidémiologique d’une épidémie, le taux est de 1,13 décès pour 100 000 habitants, soit un accroissement de 6,6% par rapport au 30 avril.

«La majorité des décès sont survenus dans la région Centre, avec 67,0% de l’ensemble des décès, soit en recul de 2 points par rapport au 8 mai. Ceux des régions Est, Ouest et Sud représentent respectivement 15,3%, 10,8% et 6,9% des décès cumulés confirmés par PCR», signale l’INSP. La courbe de mortalité poursuit son ascension avec une légère accentuation à partir du 6 mai.

Au 16 mai, le taux de mortalité est de 1,27, a-t-on noté, et de rappeler que c’est la région Centre qui prédomine avec 70% du total des décès déclarés par le ministère de la Santé, soit en léger recul par rapport au 18 avril (71,9%). Et de signaler que «ce recul relatif est lié à l’augmentation plus importante des décès dans les régions Est (15,5% vs 12,8%) et Sud (6,8% vs 5,2%).

Les décès de la région Ouest représentent toujours environ 10 % de l’ensemble des décès». Les cinq wilayas qui enregistrent le plus de décès notifiés sont quatre de la région Centre, Alger (120 décès), Blida (116), Tipasa (28), Bordj Bou Arréridj (27) et une de la région Est, Sétif (21).

En termes de taux de mortalité, l’ordre est modifié avec par ordre décroissant : cinq de la région Centre : Blida (8,49), Tipasa (3,82), Bordj Bou Arréridj (3,58), Alger (3,25) et Béjaïa (1,65) et une de la région Sud : Ouargla (1,88).

Pour l’ensemble des régions, précise l’INSP, les taux de létalité sont élevés durant la première moitié d’avril. Ils chutent ensuite progressivement jusqu’au 15 mai : «De manière générale, la région Centre enregistre les taux de létalité les plus élevés durant la période considérée. Ces taux se situent nettement au-dessus de ceux des autres régions. Le 15 mai, on peut noter un différentiel de 5,1 entre le Centre et l’Est.»

Il est clair que le nombre de cas positifs est en augmentation puisque que le virus est toujours en circulation avec une prédominance dans les villes du Centre, suivie des régions Est, Ouest et Sud alors que le nombre de décès est en nette baisse.

Selon le Pr Lyes Bouamra, chef de service d’épidémiologie au CHU de Blida, l’augmentation du nombre de cas de Covid- 19 durant ce mois de Ramadhan est le résultat du non-respect des mesures de prévention, notamment le confinement et la distanciation sociale.

«Au niveau de la wilaya de Blida, la courbe a été en ascension, au début du mois d’avril, qui s’est poursuivie à ce rythme pour atteindre une moyenne d’hospitalisations en réanimation ne dépassant pas deux par jour.

Mais, la courbe connaît actuellement une légère augmentation en termes de nouveaux cas positifs et d’hospitalisations, soit trois par jour, d’où la nécessité de renforcer ces mesures de prévention en respectant le confinement en vigueur», a-t-il déclaré et d’insister sur le traçage autour des cas positifs à travers des enquêtes épidémiologiques et prévoir l’isolement et le confinement, soit à domicile ou ailleurs, pour une meilleure efficacité.

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