Le CNASPS répond à l’ancien SG du FLN sur le conflit sahraoui : «Amar Saâdani est un traître»


Le Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS) a répondu hier avec véhémence à l’ancien secrétaire général du FLN Amar Saâdani, qui a soutenu, deux jours plus tôt depuis sa retraite parisienne, que «le Sahara occidental est marocain et rien d’autre».

Les responsables du CNASPS n’ont ainsi pas hésité à qualifier l’ancien président de l’APN de «traître» à la solde du Makhzen.

Par sa sortie aussi abjecte que scandaleuse, Amar Saâdani foule aux pieds 44 ans de diplomatie algérienne. Il ne suggère rien d’autre que le Front Polisario est une création de l’Algérie. Ce qui est bien évidemment faux, les innombrables résolutions de l’ONU et les avis de la Cour internationale de justice (CIJ) étant là pour le prouver. «On savait ce récidiviste totalement anti-sahraoui.

C’est l’unique président de l’APN qui n’a pas reçu son homologue sahraoui. Et déjà en 2015, alors secrétaire général du FLN, il avait affiché son choix pro-Makhzen, faisant la promotion de l’occupation et du colonialisme», rappelle le Comité dans un communiqué adressé à la presse.

Et d’ajouter : «Les masques sont tombés, et Saâdani est apparu sous son véritable visage : un individu aventurier, sans conscience et sans scrupule aucun, s’étant infiltré dans les rouages de l’Etat et du parti FLN à la faveur de calculs erronés de certains, et de complaisance irresponsable d’autres tenants du pouvoir».

Qualifié également d’«opportuniste invétéré», l’ancien SG de FLN est également critiqué pour «la périlleuse audace de s’adonner à des affirmations juridiques complètement inexactes et non conformes avec l’avis de la CIJ de 1976 ainsi que les arrêts de la CJUE de 2016 et 2018, que tout un chacun peut consulter et vérifier à loisir, sans oublier les résolutions pertinentes par dizaines du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui toutes reconnaissent au peuple sahraoui son droit inaliénable à l’autodétermination», rappelle encore le Comité.

Pour le CNASPS, l’ancien SG du FLN n’est qu’un «représentant du Makhzen dans les étages du pouvoir algérien, et outil téléguidé de ses maîtres». «Il excelle, comme on le sait, dans l’amalgame, les approximations et les mensonges dont il est un expert patenté», insiste encore le CNASPS.

Pour rappel, l’ancien SG du FLN a défendu la «marocanité» du Sahara occidental, estimant que «les sommes d’argent allouées depuis des années aux responsables du Polisario par les autorités algériennes pour se pavaner dans les hôtels de luxe occidentaux devraient revenir à Souk Ahras ou Tamanrasset». Amar Saâdani – dont la position sur le Sahara occidental rejoint en tous points celle de la France – n’occupe actuellement aucune fonction officielle. Ancien homme de main du clan Bouteflika, il a dirigé pendant plusieurs années le FLN à la tête duquel a fait la promotion du 4e mandat. Pendant son règne, il a également défendu bec et ongles l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil, poursuivi pour corruption et actuellement en état de fuite.

Il s’est attaqué également à l’ancien patron du DRS, le général de corps d’armée, Mohammed Médiène. La question est de savoir maintenant si, en plus d’être à la solde du Makhzen, Amar Saâdani parle aussi au nom de quelqu’un en Algérie.

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