La population déterminée à Tizi Ouzou


Malgré une faible participation par rapport aux précédentes manifestations hebdomadaires du hirak, les marcheur ayant pris part à l’action d’hier ans la ville de Tizi Ouzou ont tout de même manifesté une détermination avérée à maintenir la protestation jusqu’à la satisfaction des revendications du mouvement populaire enclenché, à l’échelle nationale, le 22 février 2019 pour exiger le changement du système. «Nous n’allons pas lâcher prise même si le nombre de marcheurs a diminué.

C’était prévisible surtout avec les éprouvantes journées du mois de carême. Mais, il y a quand même la détermination des citoyens à continuer le mouvement», lance un marcheur qui a suspendu une pancarte sur laquelle on pouvait lire «Resistance et existance», un slogan qui confirme, dit-il, amplement l’engagement des hirakistes authentiques pas celui de ceux qui se font accompagner de caméramen de télévision. «La Révolution a besoin de militants pour faire face à un régime qui est en place depuis 1962», a-t-il martelé au cœur d’un carré composé de personnes qui scandaient, à gorge déployée, «Système dégage» comme aux débuts du hirak qui s’est révolté pour le départ pur et simple de tous les symboles du régime accusés d’avoir bradé les richesses du pays.

Empruntant l’itinéraire habituel de marche du vendredi, les marcheurs ont mis en avant des banderoles portant les portraits des détenus du mouvement populaire et du journaliste de Liberté, Rabah Karèche, qui est toujours en détention à la prison de Tamanrasset. «Libérez les détenus, libérez l’Algérie», était-il mentionné sur les multiples étendards hissés par la foule qui criait, haut et fort, «Liberez les innocents et jugez les assassins».

Les marcheurs ont également réaffirmé le rejet des élections législatives du 12 juin prochain. «Ulac Lvot ulac» ( Il n’y aura pas d’elections ), scandaient-ils tout le long de la marche qui s’est poursuivie jusqu’au mémorial des martyrs de la guerre de libération nationale, sis en face de la place M’Barek Ait Menguellet où les participants au 116e vendredi de protestation pour le départ du système ont également plaidé pour la liberté d’expression qui doit être consacré, ont-ils clamé, consacré comme un droit fondamental et constitutionnel. Rappelons, par ailleurs, justement que lundi dernier, l’association des journalistes et correspondants de la wilaya de Tizi Ouzou a annoncé, lors de la célébration de la Journée de la presse, «les pratiques qui entravent l’exercice libre du métier de journaliste.

On ne peut pas avoir un Etat de droit sans la liberté de la presse. Nous tenons à dénoncer la répression contre les journalistes et demandons la libération de ceux incarcérés. Nous dénonçons le blocage au niveau des services de la wilaya de l’agrément (renouvellement) de notre association», ont martelé des membres de la même corporation.


Post Views:
0

Advertisements