Jijel : Réunion de concertation du PAD


Dans la perspective de doter la wilaya d’une représentation du Pacte de l’alternative démocratique (PAD), une réunion de concertation a été organisée, hier, au siège de la fédération FFS de Jijel.

Outre les militants des partis (FFS, RCD, PT et MDS), des animateurs du hirak (mouvement populaire) et du mouvement associatif local, la réunion a vu la présence de Noura Ouali du RCD, Amar Djounbi du PT et Yahia Boukalal du FFS, qui l’ont animée et dénoncé, à l’occasion, les refus des autorités d’autoriser les réunions politiques du PAD et même des partis légalement constitués. La représentante du RCD, Noura Ouali, est revenue sur la genèse de ce sursaut populaire qui a touché l’ensemble des régions du pays pour dénoncer le 5e mandat et le système politique qui dénie au peuple sa souveraineté. Elle a expliqué que le pacte démocratique vise «une transition politique (…) et a déjà fixé ses revendications en conformité avec les aspirations de la révolution populaire» et  a appelé dans la foulée «les magistrats de se lever contre l’utilisation de la justice par le pouvoir contre les citoyens».

Pour sa part, le représentant du Parti des travailleurs, Amar Djounbi, reviendra sur «l’obstination du pouvoir, la répression qui va crescendo, les restrictions médiatiques et contre ceux qui défendent une vision non conforme à celle du pouvoir» qui, ajoutera-t-il, ont concouru à créer «ce consensus national pour aller vers la IIe République, où règneront les libertés». Il ne manquera pas de rappeler les attaques subies par les partis politiques, pratiques qui ont pris d’autres proportions ces derniers temps avec la «crise que traverse ce pouvoir qui est passé aux arrestations des militants politiques et des jeunes». L’orateur appellera à élargir la base de ce pacte pour constituer une force démocratique. Et de conclure que si l’on recule, «la dictature sera plus dure qu’avant avec ce pouvoir militaire qui est le véritable pouvoir». Enfin, Yahia Boukalal du FFS se réjouira de cette réunion et rendra hommage aux détenus d’opinion dans les prisons algériennes, prévenant qu’ils «font tout pour anéantir, balayer la pratique politique dans le pays qu’ils ont salie», mais, précise-t-il, «il y a des partis, et ce mouvement populaire aura forcément un prolongement politique».

C’est pour cette raison qu’en tant que politique, on s’est dit «qu’il y a d’autres voies pour sortir de la crise, en restant avec le peuple». Cette initiative politique, malheureusement, affirme-t-il effraie ce pouvoir, alors qu’elle cadre avec le hirak qui continue de revendiquer «un changement populaire, de refuser les élections et d’aller vers une transition». Il regrette les refus d’autorisation, par deux fois, pour la conférence nationale qui vient d’être reportée une fois encore et le «peuple doit se reconnaître dans notre proposition», considérant qu’il n’est pas facile au mouvement populaire d’avoir une représentation. Après un débat entre les présents, il a été convenu d’organiser une autre rencontre au cours de laquelle la représentation de wilaya du PAC sera dégagée.

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