Interdiction des visites familiales, du couffin et du contact direct avec les avocats


Des mesures préventives dans les prisons contre le Covid-19

«Interdiction des visites familiales et de l’introduction de produits alimentaires, arrêt des extractions des détenus par les magistrats instructeurs, confinement des nouveaux détenus durant 14 jours.» Ce sont quelques mesures prises par le ministère de la Justice pour préserver la population carcérale d’une éventuelle contamination par le coronavirus (Covid-19).

Le ministère de la Justice a démenti, hier, «tout cas de contamination» parmi les détenus dans les prisons, et déclare dans un communiqué avoir pris des mesures préventives contre la propagation du Covid-19 à l’intérieur des établissements pénitentiaires, «dès la déclaration du premier cas en Algérie.

Cette batterie de décisions consiste en l’interdiction des visites familiales aux détenus, le confinement des nouveaux détenus durant 14 jours dans une salle isolée, l’arrêt des extractions des détenus par les magistrats instructeurs, sauf cas extrême, l’interdiction de tout contact direct entre les détenus et leurs avocats et de l’introduction de produits alimentaires dans les prisons».

D’autres mesures consistent en «la mise à disposition des détenus et du personnel de l’administration pénitentiaire de gel hydroalcoolique, de gants et de produits d’hygiène, obligation faite aux employés d’éviter tout contact avec les détenus sans les moyens de protection et interdiction de quitter l’établissement sans motif valable, multiplication des campagnes de désinfection et approvisionnement en moyens de protection auprès de la pharmacie centrale».

Le communiqué du ministère de la Justice fait état aussi de l’installation de cellules de crise au niveau des cours présidées par les procureurs généraux territorialement compétents et composées des directeurs des prisons et de médecins. A en croire certains avocats avec lesquels nous nous sommes entretenus, le dispositif de prévention a effectivement était mis en place depuis quelques semaines.

«A l’entrée des prisons, on teste notre température avant d’accéder à l’intérieur et le contact avec les détenus à travers une vitre par l’intermédiaire du téléphone. Nous avons à notre disposition une solution alcoolique, pour nettoyer l’appareil avant de l’utiliser.

Seul le savon liquide est autorisé à remettre aux détenus», révèlent certains avocats. Depuis quelques jours précisent-ils, «les détenus arrivent dans les tribunaux avec un masque, ce qui les prémunit d’une éventuelle propagation».

En tout état de cause, le ministère de la Justice avait, dans un premier temps, arrêté les programmations des procès, à l’exception de ceux qui concernent les détenus.

Hier, le procès de Abdelghani Hamel, ex-patron de la police, devant le tribunal de Boumerdès, a été renvoyé au 4 avril prochain, à la demande du collectif des avocats qui voulait attendre le prononcé du verdict du tribunal de Sidi M’hamed, prévu le 1er avril.

Quant aux deux anciens Premiers ministres, Ahmed Ouyahia, et Abdelmalek Sellal, ainsi que d’autres ex-ministres et des hommes d’affaires poursuivis pour le financement occulte de la campagne électorale du 5e mandat du Président déchu, les indus avantages accordés dans le cadre du montage automobile, devront être présentés aujourd’hui, devant la cour d’Alger, pour entendre les décisions.

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