Indicateurs socioéconomiques : quelles sont les prévisions pour 2023 ?

Après deux années vécues au rythme de la pandémie de la Covid-19, la vie commence à reprendre son cours normal. Devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), des experts du Conseil national économique, social et environnemental (CNESE) ont livré leurs prévisions concernant les indicateurs socioéconomiques en Algérie pour l’année 2023.

Lors d’une séance d’audition tenue hier par la Commission des finances et du budget de l’APN, le chargé d’études et de synthèse (CES) au cabinet du président du CNESE, Mohamed Chohra, et le directeur d’études au département gouvernance et régulation, Mehdi Bouchetara, ont fait savoir que « les données socioéconomiques actuelles adoptent une tendance positive ».

En effet, les deux experts du CNESE ont estimé que « les indicateurs socioéconomiques sont positifs pour l’année 2023 dans plusieurs domaines importants ». Et ce, « grâce à l’amélioration des recettes de l’État », ce qui « permettra le lancement d’investissements majeurs et la relance de nombreux projets à l’arrêt, mais aussi la réduction du taux d’inflation et des indices de chômage ».

De plus, ils ont souligné le fait que « l’amélioration de la situation sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19 et la baisse des cas de contamination ont permis de mieux gérer la rentrée sociale pour l’année 2022, contrairement aux deux années précédentes ».

Ainsi, ces prévisions positives vont permettre à notre pays de réduire l’inflation et de contrer certains impacts dus au contexte international actuel, marqué notamment par la perturbation des approvisionnements et l’envolée des cours de certaines marchandises de première nécessité sur le marché mondial.

Balance commerciale de l’Algérie : que disent les chiffres ?

Au cours de leur intervention devant la commission Finances de l’APN, les experts du CNESE ont dévoilé certains chiffres relatifs à la balance commerciale de l’Algérie ainsi qu’aux exportations hors hydrocarbures de notre pays.

D’après leurs données, « au cours du premier semestre de l’année 2020, la balance commerciale de l’Algérie avait enregistré un déficit de 7.6 milliards USD et un déficit de 1.7 milliard USD durant le premier semestre de l’année 2021 ».

Alors qu’en 2022, « la balance commerciale de l’Algérie a enregistré un excédent de 5,7 milliards USD durant le premier semestre et devrait enregistrer un excédent de près de 13 milliards USD d’ici la fin de l’année ».

Concernant les exportations hors hydrocarbures, les deux experts du CNESE ont indiqué que « l’objectif escompté est d’atteindre les 10 milliards USD d’exportations hors hydrocarbures durant l’année 2023 ». Et ce, « après avoir réalisé 3,5 milliards USD d’exportations hors hydrocarbures durant le premier semestre de l’année en cours ».

Par ailleurs, les experts du CNESE ont souligné « l’importance du renforcement des parts de marché de l’Algérie dans le domaine du transport maritime ». En préconisant notamment « la réalisation de ports pouvant accueillir des navires de transport de marchandises sur de longues distances ».

En outre, les deux experts ont évoqué les défis à relever au cours des années à venir, en particulier « la révision de la politique de subvention des produits de large consommation, le marché parallèle, la contrebande des biens de consommation vers les pays voisins, le partenariat avec l’Union européenne et le dossier des migrants africains ».