Importation de voitures : l’APOCE propose de passer à moins de 5 ans

Le 27 octobre dernier, lors d’une réunion de la Commission des finances et du budget, les parlementaires ont suggéré d’étendre l’autorisation d’importation de véhicules usagés aux voitures de moins de 5 ans (au lieu de 3 ans actuellement).

Les députés ont justifié cette proposition par, d’un côté, la vétusté du parc automobile national, de l’autre, par la cherté relative des voitures d’occasion de moins de trois ans (leurs prix en Europe ne descendent pas en dessous de 10 000 euros).

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Depuis la divulgation de cette information, les rumeurs sur les réseaux sociaux vont bon train. Certaines parlent même de l’adoption officielle de la mesure. C’est pourquoi l’Organisation de protection du consommateur (Apoce), par la voix de son président, a jugé utile d’apporte quelques précisions sur ce sujet.

Importation de voitures de moins de 5 ans, l’Apoce soutient la proposition

Ainsi, le président de l’Organisation de protection et d’orientation du consommateur, Mustapha Zebdi, a confirmé que l’APOCE a bel et bien adressé aux parlementaires un écrit dans lequel l’organisation propose de faire passer l’âge maximum des véhicules usagés importés de 3 à 5 ans.

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Mustapha Zebdi a souligné que l’Apoce a pris cette initiative dès la présentation de la Loi de finances 2023 à l’Assemblée populaire nationale (APN). L’organisation de protection du consommateur a soumis à la Commission des finances la proposition de revoir à la hausse l’âge limite des voitures importées en fournissant toutes les raisons qui justifient cette mesure.

En revanche, le président de l’Apoce a démenti la rumeur, qui circule sur les réseaux sociaux, de l’adoption officielle de la décision de porter l’âge des voitures importées à moins de 5 ans.

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Zebdi a expliqué qu’en réalité, les membres de la Commission des finances ont apporté des modifications au texte de loi et présenté une décision préliminaire dans laquelle l’âge maximum des véhicules usagés importés passe de 3 ans à 5 ans.

Le président de l’Apoce a toutefois précisé que les mécanismes d’approbation de cet amendement restent encore longs et que l’éventualité de son rejet se pose.

Rappelons enfin que ce jeudi 17 novembre, ont été publiés au Journal officiel no 76 « les décrets exécutifs fixant les conditions de l’activité de concessionnaire de véhicules neufs et l’activité de construction de véhicules ».

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Concernant l’industrie de montage automobile en Algérie, le ministre Ahmed Zeghdar a déclaré que « des négociations sont en cours avec des constructeurs mondiaux ».