Immigration clandestine : le Frontex tire la sonnette d’alarme

L’Agence européenne de grades-frontières et de gardes-côtes a tiré la sonnette d’alarme. En effet, dans son dernier rapport, publié le 13 janvier dernier, le Frontex a fait savoir que le nombre des entrées irrégulières dans l’union européenne, en 2022, est au plus haut depuis 2016.

Selon cette agence de surveillance des frontières, en 2022, l’Union européenne a enregistré 300000 entrées irrégulières. Soit une augmentation de 64 % par rapport à 2016. Conformément aux données du Frontex, les Syriens, les Afghans et les Tunisiens constituent, ensemble, 47 % de ses entrées irrégulières.

La méditerranée occidentale, fréquentée par les Harraga algériens, enregistre une diminution migratoire

Ce dernier bilan du Frontex a également fait savoir que les femmes représentaient moins d’une détection sur dix, dans ces franchises irrégulières. En revanche, la part des mineurs a légèrement diminué, en 2022, pour atteindre un taux de 9% de l’ensemble de ces détections.

Nombre des franchissements illégaux des frontières, en 2023, selon le Frontex

Par ailleurs, le Frontex a également fait état de la part de chaque route empruntée par ces migrants clandestins, en 2022. Fréquentée le plus souvent par les Harraga algériens, la méditerranée occidentale a enregistré une diminution migratoire, l’année précédente.

Selon les données du Frontex, cette route a connu environ un cinquième d’entrées clandestines en moins par rapport à l’année précédente. Ce bilan compte environs 14 582 arrivées clandestines. La majorité de ses harraga sont d’origine syrienne, marocaine, mais surtout algérienne.

Dans ce même sillage, les autorités espagnoles ont précédemment fait état de 251 harraga qui ont quitté les côtes algériennes pour rejoindre l’Espagne, depuis Noël. Le plus récent départ concerne 20 Algériens qui sont partis, le 25 décembre dernier depuis Mostaganem. Il est question de 13 hommes, 2 femmes et 5 mineurs. Depuis aucune nouvelles n’a été donnée par ces migrants.