Ils manifestent devant le ministère de tutelle : Agents de sécurité d’Algérie Télécom haussent le ton


Aux environs de 10h du matin devant le ministère des Postes et Télécommunications, à peu près 500 personnes ont manifesté leur colère pour faire valoir des droits qu’ils qualifient de bafoués.

En effet, les agents de sécurité présents sur les lieux ont protesté, revendiquant un manque de soutien et d’écoute de la part du directeur d’Algérie Télécom. Presque 48 wilayas étaient présentes en cette journée de protestation et selon les propos que nous avons recueillis de leur part, ils seraient sous-payés, voire même traités d’esclaves par un organisme qui devrait être près de sa main-d’œuvre. «Nous travaillons jour et nuit pour garantir la sécurité des nombreuses infrastructures du ministère des Postes et Télécommunications. Nous veillons quotidiennement au bon déroulement des tâches de nos collègues derrière les guichets afin de leur fournir un climat sécurisé et serein et pour les travailleurs et pour les millions de citoyens qui se dirigent chaque jour vers ces nombreuses infrastructures», déclare Hamdi Bennani, l’un des représentants du mouvement et porte-parole officiel des 48 wilayas.

Les dires qu’il nous a fournis lors de notre rencontre pendant la manifestation, leurs demandes sont justes, claires et fondées. «Nous demandons l’intégration totale au sein de l’entreprise. Nous travaillons comme des forçats, et nous sommes considérés comme des parias», confie notre interlocuteur tout en précisant que parmi les revendications qu’ils ont formulées, la réintégration totale des employés comme travailleurs d’Algérie Télécom et non d’une entreprise de gardiennage privée, et de revenir : «Nous comptons par ailleurs sur le président de la République monsieur Tebboune et son ministre des PTT pour régler un problème qui remonte à l’ère de Imane Houda Feraoun et Kouninef». Il mentionne que les problèmes qu’ils subissent remontent au moment où des contrats ont été signés entre ces deux parties. Par ailleurs, selon M Hamdi, l’argent que gagne chacun d’entre eux a été amoindri.

Un salaire mensuel de 35 000 DA était délivré à chaque fin de mois par Algérie Télécom lorsqu’ils étaient sous leur tutelle, aujourd’hui M. Bennani déplore que les salaires ont été défalqués de 15 000 DA sans raison valable. «Durant sa campagne électorale, le président de la nation a promis de nettoyer le secteur public de la mauvaise gestion et de tout ce qui altère la tâche des employés, nous comptons sur lui et espérons que notre situation sera améliorée», conclut-il tout en informant que le 15 février se tiendra un sit-in national pour faire valoir encore une fois des droits qui ont été injustement bafoués. Afin d’avoir la version du ministère, nous avons tenté de rencontrer plusieurs responsables, en vain. Nos multiples tentatives se sont soldées toutes par des échecs.

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