Houda Feraoun et Djamila Tamazirt entendues par la gendarmerie


Elles étaient ministres sous le gouvernement Bedoui

Les deux ministres sous le gouvernement Bedoui, Imane Houda Feraoun et Djamila Tamazirt, ont été entendues, hier, par la brigade de recherche et d’investigation de la gendarmerie de Bab
J’did d’Alger.

Les deux ministres, récemment débarquées du gouvernement, Imane Houda Feraoun et Djamila Tamazirt, ont été entendues, hier, par la brigade de recherche et d’investigation de la gendarmerie de Bab J’did d’Alger. L’information a été donnée, hier matin, par la chaîne privée Echourouk TV, sans fournir plus de détails. Rien n’a filtré, durant toute la journée d’hier, sur les motifs de cette convocation.

Mais il est certain que cette enquête s’inscrit dans la continuité du traitement des dossiers dits de corruption. Seront-elles poursuivies ? Finiront-elles par rejoindre leurs anciens collègues du gouvernement, actuellement en détention à la prison d’El Harrach ? On n’en sait rien pour l’instant. Les deux ex-ministres, selon certains médias, font l’objet depuis le 2 janvier dernier d’une Interdiction de sortie de territoire (ISTN) émise par la justice.

Leurs passeports leur ont été retirés juste après l’installation des nouveaux ministres et la passation de consignes. L’ancienne ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication (2015-2019), Imane Houda Feraoun, serait sous le coup d’une enquête en rapport avec sa gestion du secteur et la multitude d’affaires concernant l’octroi des marchés, révélées par la presse au cours de ces derniers mois.

Toujours selon les révélations faites par des médias, l’ancienne ministre de la Poste et des TIC avait des liens privilégiés avec les frères Kouninef, en prison depuis quelques mois. Elle aurait pu être convoquée depuis plusieurs mois. Mais son maintien dans le gouvernement Bedoui a semble-t-il retardé l’échéance.

Qu’en est-il de son ancienne collègue dans l’Exécutif ? Djamila Tamazirt serait convoquée pour ses liens dans des affaires lorsqu’elle était cadre au ministère de l’Industrie et travaillant sous la houlette de Abdesselam Bouchouareb. Elle serait aussi poursuivie dans le cadre des dossiers ouverts concernant l’octroi d’avantages indus à des hommes d’affaires, en particulier Tahkout Mahieddine.

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