Exportations hors hydrocarbures : La certification des produits agricoles s’impose pour pénétrer le marché européen


Avec une production agricole de plus en plus importante essentiellement pour les fruits et légumes et en l’absence d’une connexion entre le monde agricole et celui de l’industrie agroalimentaire, la nécessité de trouver d’autres débouchés pour les excédents de production s’impose.

Dans ce cadre, le marché international reste l’option la plus intéressante, du moins pour diversifier les exportations hors hydrocarbures limitées actuellement à quelques produits. Des expériences ont justement été lancées, mais elles sont insignifiantes par rapport au potentiel existant parce que les produits agricoles en question ne répondent pas aux normes exigées en la matière.

A titre illustratif, le principal marché de l’Algérie, en l’occurrence l’Europe, qui est certes très rémunérateur vu que c’est le premier marché économique du monde exige la certification. L’Algérie se doit donc d’être au diapason des exigences des clients et il est de son intérêt que nos enfants puissent apprendre le métier de la certification selon les principes des grands groupes internationaux de la certification. «La contrepartie est l’exigence en termes de qualité des produits agricoles et notamment en termes de certification», nous dira à ce sujet Toufik Hadkeheil, président du Cluster algérien des fruits et légumes à l’export (Caflex).

Etape cruciale

Les standards de ces marchés sont en effet revus continuellement à la hausse en termes de sécurité alimentaire. Pour cela, «la certification de nos produits devient un leitmotiv si l’on désire exporter sur des marchés exigeants. L’Algérie, tout comme d’autres pays, devra passer par la phase de certification de ses produits, à l’image de références mondiales telles que de l’organisme allemand de certification Global gap qui est devenu une référence en la matière, SQF, Safed Food Qualité, ou bien BRC, British Retail Consortium», relèvera encore le président du Caflex.

Le Cluster est d’ailleurs en phase de mise en place d’une stratégie dont l’objectif est de développer l’exportation des fruits et légumes par le biais de la certification des produits agricoles. Une étape cruciale dans la chaîne des valeurs de l’export de produits agricoles algériens à des sociétés de droit algérien.

L’Algérie, a-t-on appris, aurait fait appel à l’allemand Global Gap pour mener ce processus en collaboration avec le Caflex qui propose justement des formations dans ce cadre au profit de ceux qui aspirent à mener l’expérience de l’exportation vers l’Europe.

A titre indicatif, les activités de la certifiction des produits agricoles sont en hausse à l’échelle mondiale avec un chiffre d’affaires avoisinant les 9 milliards de dollars en 2018 et qui devrait osciller aux alentours de 11,5 milliards de dollars en 2023 avec un taux de croissance annuel de plus de 5% depuis 2018.

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