Enseignants vacataires : Du nouveau dans le concours de recrutement


Très compliquée la situation des enseignants contractuels semble virer vers la régularisation. Les dernières déclarations de Mohamed Ouadjaout, quant aux nouvelles dispositions concernant le concours de recrutement, sont bien accueillies par l’ensemble de cette catégorie de professeurs.

Dimanche, en marge du coup d’envoi des épreuves du baccalauréat dans sa session 2021, le premier responsable du secteur de l’Education nationale a annoncé la prise en considération du diplôme et de l’ancienneté dans le concours de recrutement des enseignants. «Le ministère a opté cette année pour le recrutement sur titre, conformément à la loi.

La chance sera donnée aux enseignants contractuels de participer à ce concours en tenant compte de l’expérience et du diplôme. Les détails de ce concours, notamment en ce qui concerne les besoins dans les matières concernées, n’ont pas encore été définis. Ils seront dévoilés incessamment», avait-il déclaré.

Pour les enseignants contractuels, dont le nombre dépasserait les 15 000, c’est une bonne nouvelle. Prendre en considération l’expérience professionnelle ne pourrait qu’être bénéfique dans le classement de ces enseignants, dont certains travaillent depuis plus d’une dizaine d’années. «Nous ne pouvons que nous réjouir d’une telle décision, pourvu qu’elle soit réellement appliquée.

Bien que nous demandons notre intégration pure et simple, nous ne sommes pas contre être privilégiés dans le concours de recrutement. Ceci n’est finalement pas un privilège, étant donné que nous avons cumulé plusieurs années d’expérience dans l’enseignement et nous méritons ce recrutement», martèle Mustapha Kassad, porte-parole de la Coordination nationale des enseignants contractuels.

Selon ses propos, pareille mesure joue en  faveur de l’apaisement dans le secteur, notamment que ces enseignants contractuels travaillent dans des conditions de précarité, notamment salariale, pénibles.

La Coordination se dit prête à adhérer à cette démarche et participer au concours, mais sous quelques réserves. Selon son porte-parole, il faut absolument définir les besoins du secteur, puis mettre en place des mesures exceptionnelles pour éviter la discrimination de certaines compétences, notamment celle des langues étrangères.

«Vu le déficit d’enseignants dans ces matières, les licenciés en langues étrangères sont acceptés au lycée en tant que contractuels. Ils y travaillent depuis des années. Toutefois, la nouvelle loi stipule que seuls ceux ayant un mastère ont le droit d’enseigner dans le cycle secondaire. Si la tutelle a une véritable volonté de régulariser notre situation, il doit y avoir des autorisations exceptionnelles pour ces enseignants afin qu’ils puissent accéder au concours.

Ceci a déjà été fait par le passé», ajoute notre interlocuteur, qui appelle également à une véritable valorisation de l’expérience professionnelle dans le système de notation de ce concours. Il est à savoir que les enseignants contractuels ainsi que les suppléants sont les parents pauvres du secteur de l’éducation.

Ces enseignants sont considérés, selon les propos de syndicalistes, comme des «bouche-trous» en attendant l’ouverture de postes budgétaires. C’est finalement le temporaire qui dure avec des salaires qui ne dépassent pas les 23 000 DA. Le comble, ces derniers ne sont pas payés régulièrement. Certains attendent leurs dus depuis plus de 4 ans.

Les plus chanceux ont 6 mois d’attente. Signalons que la déclaration de Mohamed Ouadjaout de ce dimanche avait été déjà annoncée à l’époque de l’ex-ministre Nouria Benghebrit. Le problème n’a toutefois pas été réglé jusqu’à aujourd’hui.


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