Enseignants du primaire : Une marche nationale aujourd’hui à Tizi Ouzou


Réprimés deux fois à Alger, les enseignants du primaire marcheront aujourd’hui à Tizi Ouzou. Le départ de cette 3e marche nationale est prévu à 10h depuis l’université Mouloud Mammeri.

En effet, après avoir été empêchés deux fois de marcher dans la capitale, les enseignants du primaire, en grève depuis le 6 octobre dernier, se sont entendu pour marcher dans la wilaya où le mouvement de grève n’a pas perdu en force depuis son lancement en octobre. «S’il faut que nous marchions dans les 48 wilayas du pays pour obtenir nos droits, nous le ferons. Notre mouvement est pacifique et n’a aucune orientation politique. Il restera ainsi jusqu’à ce que nos revendications soient satisfaites», déclare Ilyes Cherrad, membre de la Coordination nationale des enseignants du primaire (syndicat non agréé).

Dans un communiqué rendu public hier, la coordination appelle à maintenir le débrayage national du lundi et à participer massivement à cette marche. «Nous avons été violentés lors de notre dernière marche. Il est impossible pour nous de réorganiser une nouvelle action dans de pareilles conditions, notamment parce que nous avons parmi nous des enseignantes. Nous ne pouvons pas prendre un pareil risque», explique Abdelbaqi Maariche, coordinateur de la région Alger-Est. Pour lui ainsi que tous ses collègues membres de la coordination nationale, le choix de Tizi Ouzou n’est pas fortuit.

Pour eux, la liberté d’expression et de manifester est bien plus concrétisée dans cette wilaya demandée plusieurs fois par la base et les différents coordinateurs de wilaya. De plus, selon les déclarations de M. Maariche, le taux de grève n’y aurait jamais baissé et les manifestations et sit-in hebdomadaires ont tous été une réussite.

Pour rappel, les enseignants ont été victimes de violence lundi dernier et empêchés de marcher dans la capitale. Plusieurs d’entre eux, des centaines, ont été auditionnés pendant des heures puis relâchés en fin d’après-midi. Ceci, contrairement à la marche du 17 février, où ces enseignants ont pu atteindre le palais du gouvernement. Leurs revendications restent les mêmes. Il s’agit essentiellement de la révision et de l’allègement des programmes, l’application du décret présidentiel 266/14 portant régime indemnitaire, avec effet rétroactif et le recrutement de superviseurs pour que l’enseignant assure ses tâches pédagogiques.  

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