Enrichissement de l’avant-projet de loi portant régime électoral : Les partis politiques disposent de 10 jours


L’avant-projet de loi organique portant régime électoral, dont la première mouture a été finalisée, est parvenu mardi à toutes les formations politiques.

Ces entités disposent de dix jours pour éventuellement faire des propositions et enrichir ce document de 39 pages et près de 200 articles.

L’ensemble des partis ont décidé, avant d’émettre leurs avis et appréciations, de se donner du temps pour décortiquer ce document.

Le FLN, le RND, le MSP, Jil Jadid et tant d’autres vont consacrer des séances de travail pour examiner en profondeur ce texte de loi qui fixe les modalités électorales, les missions de l’ANIE et les règles de contrôle et de financement des campagnes électorales et référendaires, dont l’interdiction pour tout candidat de recevoir des dons en espèces ou en nature d’un Etat étranger.

Le bureau national du RND va tenir une réunion de travail ce samedi pour débattre du contenu de cet avant-projet, et le même jour, l’ANR réunira son conseil national pour se pencher, selon son secrétaire général, sur les différents points contenus dans ce texte. Mais d’emblée, le FLN et le RND distribuent des bons points à ce texte, qui renferme, selon eux, de nouvelles dispositions qui barrent la route à l’argent sale et son incursion dans la politique !

Le MSP et Jil Jadid applaudissent de leur côté l’article portant sur les listes ouvertes. «Le plus important dans ce document de loi est le changement apporté aux modalités électorales, notamment la liste ouverte qui met fin au phénomène de l’achat des têtes de liste par des personnes riches, mais qui n’ont aucune notoriété politique», observe le patron de Jil Jadid.

Le MSP estime que cette disposition bannit l’achat des positions et les têtes de liste. «Dorénavant, l’électeur choisira le candidat qui l’intéresse sur la base d’une liste ouverte, ensuite le parti récoltera le pourcentage des voix», explique le Dr Naamane, précisant que cette mesure va obliger les partis à choisir les compétences.

Le parti El Islah se réjouit de voir ses propositions prises en compte dans cette mouture, notamment l’implication des jeunes dans le processus électoral. «Il y a eu dans ce nouveau texte une ouverture réelle sur la jeunesse avec un mécanisme bien défini, où le tiers de chaque liste électorale doit revenir à des jeunes de moins de 35 ans. L’autre proposition formulée par le parti prise en considération par la commission Laraba porte sur le niveau d’instruction exigé aux candidats», observe le premier responsable du parti.

Les partis de l’opposition, notamment le RCD et le PT, ne semblent pas être concernés par ce projet. «Par-delà les aberrations» et les «discriminations flagrantes contenues dans ce projet rendu public, ce texte de loi vient en application d’une Constitution rejetée par 80% de la population et vise à faire gagner du temps au système», tranche le PT. Pour le RCD, «ce nouveau code électoral sera semblable aux autres lois qui ne sont qu’à la recherche de la pérennité d’un système dont les Algériens demandent le départ depuis le 22 février 2019».

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