Algérie

Embargo sur les vaches françaises : l’Algérie reste ferme malgré les efforts de la France

La ville côtière française de Sète a perdu son statut de port européen majeur pour le transport du bétail, en particulier vers le Maghreb, après l’interdiction algérienne d’importation de bovins en provenance de France.

En effet, l’Algérie, qui était le principal acheteur de bovins français via Sète (80 % en 2022), a suspendu l’importation de veaux et de bovins vivants en provenance de France en septembre 2022, en raison de la maladie hémorragique virale, et n’a pas encore rouvert ses portes (En 2022, la valeur de ces importations s’élevait à 200 millions de dollars).

Depuis cette suspension, l’Algérie a diversifié ses sources d’approvisionnement en achetant du bétail auprès d’autres pays tels que l’Autriche, la Suisse, les Pays-Bas, l’Argentine, le Brésil, l’Australie et la Russie.

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Les autorités algériennes, soucieuses de préserver la santé animale et la sécurité des consommateurs, maintiennent leur position ferme sur l’interdiction.

Reprise des importations de bovins : l’Algérie pose ses conditions à la France

Elles soulignent l’importance de respecter les mesures sanitaires strictes mises en place pour protéger le cheptel national, et affirment que la situation sanitaire en France ne leur permet pas encore d’envisager une levée de l’interdiction.

Elles ont notamment évoqué des cas de bovins morts peu de temps après leur arrivée en Algérie et une production laitière insuffisante.

Les autorités algériennes souhaitent s’assurer que les certificats de santé des animaux importés soient précis et que les problèmes de santé animale soient résolus avant de reprendre les importations en provenance de France.

La France, pour sa part, continue d’exprimer son souhait d’un retour à la normale des échanges commerciaux de bétail entre les deux pays. Philippe Malagola, le président du port de Sète, souligne que “les importateurs algériens sont exigeants”.

Les autorités françaises affirment avoir renforcé leurs mesures de contrôle sanitaire et se disent prêtes à collaborer étroitement avec leurs homologues algériens pour lever les obstacles et trouver des solutions mutuellement acceptables.

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Les négociations entre les deux pays sont en cours pour trouver une solution qui satisfasse les exigences sanitaires de l’Algérie.

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