Djerad attend le verdict d’une Assemblée en mal de légitimité


Le débat autour du plan d’action du gouvernement se poursuit à l’APN

Le débat autour du plan d’action du gouvernement devrait être clôturé aujourd’hui. L’APN est contrainte de proroger la séance plénière consacrée à l’examen de la feuille de route du gouvernement de Abdelaziz Djerad jusqu’à la fin de la matinée, avant de donner la parole au Premier ministre pour répondre aux critiques émises par les députés.

En effet, plus de 200 élus représentant, notamment, les partis de la majorité FLN-RND-MPA-TAJ et les islamistes MSP-Ennahda-FJD ont pris la parole, depuis mardi dernier, pour émettre leurs observations sur la feuille de route du gouvernement.

Le débat, entamé avec un échange d’amabilités, entre les députés FLN et les membres de l’Exécutif, a été aussi marqué par une demande de dissolution de l’Assemblée qualifiée d’illégitime par un député indépendant. Il s’agit de Hakim Berri qui avait appelé le président, Abdelmadjid Tebboune, à dissoudre l’APN. «Je ne comprends pas pourquoi cette précipitation à programmer ce débat, sans donner le temps aux députés d’analyser le contenu de ce plan. Cela se répète tout le temps. Les bonnes choses sont attribuées à l’Exécutif et les tares aux parlementaires (…).

Le peuple a raison de demander la dissolution de l’Assemblée, car nous sommes devenus des moins que rien. Je soutiens cette demande et j’appelle le président de la République à dissoudre rapidement l’APN. Un Parlement qui ne s’oppose pas, ne critique pas et dont les députés se contentent de lever la main ne sert à rien. On en a assez de la langue de bois», lance l’élu de Batna. Poursuivant, Hakim Berri invite le Premier ministre et son staff à «descendre sur le terrain pour constater de leurs propres yeux la réalité du pays».

Des députés du FLN, quant à eux, ont choisi la stratégie de la défense. Mis en difficulté depuis l’éclatement du mouvement populaire, les élus de l’ex-parti unique tentent de défendre leur formation qui, selon eux, «n’a jamais gouverné». Une blague de mauvais goût. C’est ce qu’a essayé de vendre, en tout cas, le député d’Alger du FLN, Lies Saadi.

Ce dernier est allé jusqu’à critiquer l’option d’un gouvernement technocrate, puisque, selon lui, «les énarques qui se sont succédé à la tête du gouvernement n’ont rien fait ou presque».

Sur sa lancée, il présente «les gouvernements de Ali Benflis (2002-2003) et de Abdelaziz Belkhadem (2006-2008), comme des exemples de réussite». «Ce sont les gouvernements politiques qui sont aptes à mener le pays vers le progrès», dit-il, omettant sciemment de rappeler que des scandales ont été aussi enregistrés durant les deux périodes citées.

Le débat a été aussi axé sur des préoccupations liées au développement local. Plusieurs députés ont ainsi appelé l’Exécutif à «adopter le dialogue et la concertation pour l’ensemble des questions et projets liés à la vie quotidienne du citoyen». Ils ont aussi appelé à une répartition équitable des richesses.

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