Des gestes mémoriels jetés aux orties


Macron et les crimes coloniaux

La diatribe véhémente du président français est d’autant plus incompréhensible qu’elle est sortie de la bouche de ce même Macron qui déclarait que «la colonisation est une crime contre l’humanité», qui reconnaissait que Maurice Audin et Ali Boumendjel ont été torturés puis assassinés par l’armée française, et qui a chargé l’historien Benjamin Stora d’une mission sur «la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie» pour favoriser «la réconciliation entre les peuples français et algérien».

Au moment où d’aucuns s’attendaient à un autre geste mémoriel de la part du président français à l’approche de la commémoration du 60e anniversaire des massacres du 17 Octobre 1961 à Paris, voilà qu’Emmanuel Macron se fende de déclarations intempestives qui ont gâché tout le travail de mémoire qu’il a engagé dans le sens de la reconnaissance des crimes coloniaux.

Pour rappel, M. Macron a reçu jeudi dernier, à l’Elysée, «dix-huit jeunes gens issus de familles qui ont intimement vécu la guerre d’Algérie» explique Le Monde qui a assisté à ces échanges autour d’un déjeuner présidentiel et en a rapporté la teneur dans son édition de samedi sous le titre : «Le dialogue inédit entre Emmanuel Macron et les ‘‘petits-enfants’’ de la guerre d’Algérie».

Dans ce groupe de jeunes se mêlaient «Français d’origine algérienne, binationaux et pour certains Algériens». Parmi eux, il y avait Mehdi Ali Boumendjel, petit-fils du chahid Ali Boumendjel, indique le journal français. Etait présent également l’historien Benjamin Stora.

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