Des examens multimédia pour bientôt


Obtention du permis de conduire

Zineddine Aoudia, président de la Fédération nationale des auto-écoles, a salué cette démarche constructive qui limite l’intervention humaine dans ce type d’examen.

Les examens d’obtention du permis de conduire vont bientôt passer à une version multimédia. A travers des questions à choix multiples (QCM), les réponses des candidats seront collectées et les résultats envoyés par mail. C’est ce qu’a annoncé Ahmed Naït El Hocine, directeur du Centre national de prévention et de sécurité routières (CNPSR), invité hier au forum du quotidien El Moudjahid.

Pour lui, tout durcissement des conditions d’obtention du permis de conduire mène directement à une élévation automatique du niveau de formation dans les auto-écoles et, de facto, la réduction  des accidents de la route. «Dans tous les pays avancés en matière de sécurité routière, un système multimédia est adopté pour les examens théoriques d’obtention du permis de conduire.

Ceci évite toute intervention humaine et laisse place aux seules compétences du candidat. A travers un logiciel, un QCM est alors donné au candidat et les résultats seront envoyés par mail et/ou affichés en ligne», explique-t-il. Ce système automatisé permettra de fournir des données statistiques sur les auto-écoles avec les taux de réussite. Publiable comme les résultats du baccalauréat ou autres examens officiels, ce taux sera un baromètre de choix pour les futurs candidats désireux d’obtenir le permis de conduire. Un esprit de perfection et de concurrence naîtra ainsi dans le milieu des auto-écoles.

D’après le premier responsable du CNPSR, ce logiciel sera présenté aujourd’hui à l’occasion de la tenue de la 2e édition du Salon international de la sécurité et de la prévention routières, qui s’étale du 28 au 30 du mois en cours à la Safex, Pins maritimes, à Alger. Un groupe d’ingénieurs informaticiens y travaillent depuis des mois et en font leur projet de fin d’études. Zineddine Aoudia, président de la Fédération nationale des auto-écoles, a salué cette démarche constructive qui limite l’intervention humaine dans ce type d’examen. «Cela fait des années que nous réclamons des centres d’examen comme cela se fait à travers le monde. L’adopter aujourd’hui est une excellente chose pour les candidats et pour nous en tant que formateurs», témoigne-t-il.

Baisse des accidents de la route

Dans le volet de l’accidentalité, le bilan de M. Naït El Hocine affiche une baisse de 8% des accidents de la route durant l’année 2018 en comparaison à 2017. Cette baisse a également touché le nombre de décès qui a chuté de 9% et celui des blessés estimé à -10,24%. «Avec ces baisses, 1300 personnes ont échappé à une mort certaine sur les différents axes routiers du pays. Toutefois, 3310 personnes sont décédées et 32 570 ont été blessées dans 22 991 accidents de la route comptabilisés durant cette période», annonce-t-il, avant de placer la capitale en haut du classement des wilayas les plus accidentogènes, suivie de M’sila, qui est un carrefour entre les wilayas, puis  Sétif et Biskra.

Bien qu’elles ne représentent que 0,56% du parc automobile, les motos sont impliquées dans 3224 accidents, soit un taux de 14,95% du nombre total. Sans surprise, le facteur humain reste le premier responsable de cette hécatombe routière avec un taux de 96%. L’excès de vitesse, le dépassement dangereux et l’état de fatigue sont les indices causaux les plus cités dans ce bilan. Les facteurs liés à l’état du véhicule et de l’infrastructure routière ne représentent que 4%. Dans le milieu urbain, les piétons sont les plus impliqués dans les accidents, représentant 55% des victimes.

Sur les 683 décès en zone urbaine, 394 d’entre eux sont des piétons. Pour les axes routiers les plus accidentogènes sont l’autoroute Est-Ouest et la RN1. Pour le permis à points, il n’y a toujours pas de nouveauté, sauf que le permis biométrique sera généralisé sur le territoire national durant cette année. Il y a également la finalisation de la fusion des fichiers des permis de conduire au niveau des wilayas.

La mise en place du système à points ne pourra se faire qu’après la promulgation des textes d’application de la loi 17-05 relative à la sécurité routière. Ces textes permettront également la création de la délégation nationale pour la sécurité routière, chargée de l’exécution opérationnelle de toutes les orientations stratégiques du gouvernement en la matière et le conseil consultatif au niveau du Premier ministère concerné par les orientations stratégiques de la sécurité routière.

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