Des efforts pour confectionner les bavettes à Relizane


Les usines et autres unités de confection du textile, les centres de formation professionnelle et même les petits ateliers privés se sont branchés à Relizane, de même que partout ailleurs dans le pays, sur la confection des bavettes pour contribuer à leur manière à la lutte contre la pandémie du coronavirus déclarée depuis des semaines dans le pays.

Dans ce contexte, le complexe du textile Tayal, sis au parc industriel de Sidi Khettab, s’est inscrit sur cette lancée et a interrompu toutes ses chaînes de production pour les orienter vers la production des bavettes.

«Nous avons décidé de stopper notre production pour, d’un côté, venir en aide aux efforts déployés pour casser la chaîne de propagation du Covid-19, et d’un autre côté pour prémunir notre personnel d’éventuelles contaminations», a souligné un responsable du complexe en précisant qu’ils ont offert d’importantes quantités de bavettes à plusieurs institutions dont l’APC de Sidi Khettab, le centre pénitentiaire de Relizane, l’unité de la Protection civile et le Centre d’enfouissement technique (CET).

Les différents établissements et autres centres de formation professionnelle établis sur le territoire de la wilaya se sont alignés à cette action et ont «réquisitionné» leurs ateliers pour la confection des bavettes.

«Nous ne pouvions que répondre présent à cet élan de solidarité», a souligné un cadre de la DFP en précisant que tous les moyens du secteur ont été mobilisés pour approvisionner les staffs médicaux et paramédicaux en bavettes, avant d’ajouter : «à Relizane, Zemmora, à Oued Djemaa comme dans toutes les autres villes, notre personnel encadreur et nos stagiaires ont manifesté leur disponibilité et ont réussi la collecte de milliers de bavettes.

En plus des institutions étatiques, certains privés et même de simples couturiers ont rallié l’idée et ont contribué à leur façon et selon leurs moyens dans cette lutte». Zohra, une couturière d’Oued Djemaa, la quarantaine, n’a pas hésité à reporter toutes ses commandes et se consacrer à la production de masques. «J’ai été formée dans un centre de formation professionnelle.

Je pense qu’il est de mon devoir de répondre favorablement aux besoins de ma ville en bavettes», a-t-elle affirmé en remerciant tous ceux qui lui sont venus en aide. «Ma maison a été submergée par les colis de tissus, de fils et des élastiques, une mobilisation qui m’a fortement encouragée et je ne peux que remercier tous les bienfaiteurs», a-t-elle conclu.  

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