Covid-19 : un fonds financier exceptionnel octroyé


Plusieurs présidents d’APC ont été rappelés à l’ordre concernant les établissements scolaires

Une enveloppe financière sera utilisée pour l’acquisition du matériel qui permettra de mieux appliquer le protocole sanitaire mis en place. Cette enveloppe sera versée dans le dernier exercice financier de 2020. Elle sera utilisée pour l’acquisition du matériel qui permettra de mieux appliquer le protocole sanitaire mis en place, dont le suivi ne fait malheureusement pas l’unanimité.

Un fonds financier exceptionnel est désormais alloué aux établissements scolaires, tous paliers confondus. Selon la circulaire du ministère de l’Education nationale, dont El Watan détient une copié, datée de mercredi passé, il s’agit plutôt d’une enveloppe exceptionnelle dégagée dans le cadre de la lutte contre la propagation de la Covid-19.

Cette enveloppe sera versée dans le dernier exercice financier de 2020. Elle sera utilisée pour l’acquisition du matériel qui permettra de mieux appliquer le protocole sanitaire mis en place, dont son suivi ne fait malheureusement pas l’unanimité.

Il est question d’acquérir, selon la circulaire, tout le matériel nécessaire, à savoir des thermomètres frontaux, des gels hydroalcooliques, des masques ou des lisières, de manière à permettre au personnel d’accomplir leurs missions dans des conditions favorables.

L’opération de dispatching de ces ressources doit être achevée dans «les plus brefs délais», et les directeurs des ressources financières et matérielles «sont déjà instruits», selon le document du ministère.

L’enveloppe destinée aux écoles primaires, indique la circulaire, sera versée dans la trésorerie des collèges ou des lycées, et c’est à ses derniers que revient la charge d’acquérir le matériel essentiel en question.

Autrement dit, les écoles primaires recevront en finalité que le matériel nécessaire, dans la mesure où leur gestion revient principalement aux APC.

La distribution de ce matériel pour les écoles primaires, précise la note, se fera obligatoirement sous le contrôle et la supervision du directeur de l’éducation de la wilaya.

D’ailleurs, on apprend, selon certaines sources que plusieurs P/APC ont été remis à l’ordre quant à la gestion et l’application du protocole sanitaire.

Les walis étaient informés par des rapports détaillés du manque d’hygiène ou carrément d’absence de protocole sanitaire en vigueur par les directeurs d’éducation. Il existe réellement des difficultés de faire appliquer le protocole exigé, parfois à cause d’absence de moyens, comme l’eau et les agents de nettoyage.

Avant même que ce fonds soit décidé, plusieurs syndicats ont réclamé une aide pour faciliter l’application des mesures exigées par le protocole.

Ils partagent évidemment les même craintes que les parents d’élèves qui «voient dans ces écoles un grand risque de contamination».

Si certains s’accrochent à l’idée de fermer toutes les écoles, d’autres souhaitent au moins que ce protocole «soit rigoureusement appliqué». Ils appellent le mouvement associatif, dont les associations des parents d’élèves, les comités de quartiers ou autres à s’impliquer dans les campagnes de nettoyage des écoles.

Dans ce sens, des initiatives ont été d’ailleurs prises dans plusieurs communes. Une tâches guère facile, quand on sait que 10 millions d’élèves sont aujourd’hui sur les bancs de l’école.

Même au ministère de l’Education, on apprend aussi qu’il est actuellement fonctionnel qu’avec 10% de son effectif, beaucoup de cas de contamination ont été enregistrés. Le ministère de l’Education ne communique par contre pas le nombre des cas des contamination.

Il «dément» toutes les informations relatant le nombre de cas en milieu scolaire. Il n’y a pas de recensement, du moins pour le moment, apprend-on d’une source proche du ministère.

«Unification» du volume horaire et aucune suppression de matières

Au vu de la situation pandémique, il a été décidé «d’unifier» le volume horaire des cours dispensés et de réaménager d’autres.

Dans une note du ministère de l’Education nationale, les directeurs d’éducation et les chefs d’établissement sont instruits d’appliquer le nouveau timing et emploi du temps, selon lequel le volume horaire «était unifié» de manière à permettre à chaque élève, tout palier confondu, d’avoir une «répartition équitable» des cours, surtout que plusieurs établissements appliquent le système de double vacation.

La note offre, par contre, une flexibilité aux directeurs des établissements de «réaménager» ce timing selon la spécificité de son école.

Le document du ministère – pas trop «apprécié» par les syndicats et les enseignants», qui y voient «une surexploitation» et la négligence de certaines matières – ne précise pas la suppression d’une quelconque matière.

Le tableau joint à la note fait référence au volume horaire obligatoire de toutes les matières avec un léger réaménagement, comme pour la musique et l’éducation sportive qui passent désormais à une séance par semaine.

La note en question insiste aussi sur la nécessité de respecter le volume horaire dispensé pour chaque enseignant. Une seule particularité est soulignée : l’enseignement de la spécialité de gestion et économie au secondaire, où généralement un seul enseignant est affecté pour plusieurs divisions pédagogiques. N. O.

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