Conseil des ministres : Création de 10 nouvelles wilayas dans le Sud et 44 wilayas déléguées dans les Hauts-Plateaux


LAlgérie comptera désormais 58 wilayas. Le Conseil des ministres, réuni hier, annonce la création de dix nouvelles wilayas. La décision porte sur la promotion au rang de wilaya des dix wilayas déléguées créées il y a quatre ans.

Il s’agit de Bordj Badji Mokhtar, In Salah, Djanet, In Guezzem, El Mghaier, Touggourt, Beni Abbès, Timinoune, Ould Djelel et El Ménéa. La décision est prise, selon un communiqué du Conseil des ministres, après l’adoption d’un projet de loi amendant la loi 84-09 portant aménagement du territoire, présenté par le ministre de l’Intérieur. «Ce projet vise à promouvoir dix circonscriptions administratives créées au sud du pays et réparties sur huit wilayas au rang de wilaya. Quatre ans après leur création, ces wilayas déléguées disposent d’un cadre institutionnel et opérationnel qui leur permet de s’autogérer», précise le communiqué du Conseil des ministres.

Ce projet de loi prévoit aussi la création de 44 wilayas déléguées dans la région des Hauts-Plateaux. Ces nouvelles circonscriptions seront réparties sur 19 wilayas. Il s’agit de Bouira (Sour El Ghozlane et Aïn Bessam), Batna (Arris, Barika et Merouana), Sétif (El Eulma, Bougaâ, Aïn Oulmane), Oum El Bouaghi (Aïn M’lila, Aïn Beïda), Tébessa (Bir El Ater, Chréa et Ouenza), Tlemcen (Maghnia et Sebdou), Tiaret (Frenda et Ksar Chellala), Djelfa (Aïn Oussera et Messaâd), Sidi Bel Abbès (Télagh, Sfisef, Ben Badis et Ras El Ma), Médéa (Ksar El Boukhari, Berouagia, Beni Slimane et Tablat), M’sila (Bou Saâda, Magra et Sidi Aïssa), El Bayadh (El Bayadh Sidi Cheikh), Bordj Bou Arréridj (Ras El Oued), Tissemsilt (Theniet El Had), Khenchela (Chachar, Qais et Oulad Rechache), Souk Ahras (Sedrata et Taoura), Mila (Ferdjioua, Chelghoum Laïd et Tadjnanet), Naâma (Mechria et Aïn Sefra), Laghouat (Aflou).

Le communiqué du Conseil des ministres justifie la création de ces nouvelles entités par «l’impératif de rapprocher l’administration du citoyen et les besoins du développement souhaité». «Etant un moteur de développement national, ce nouveau découpage permet un réel développement dans tous les domaines pour ces régions», estiment les auteurs de ce projet de loi.

L’opinion est en droit de se poser des questions sur l’opportunité d’une telle décision, intervenant, faut-il le noter, à près de deux semaines seulement de l’élection présidentielle prévue le 12 décembre prochain.

La nécessité d’un nouveau découpage administratif, certes évoqué et reconnu depuis des années, aurait en effet pu attendre sa prise en charge par le nouveau Président censé être légitimé par les urnes.

Tout se passe en effet comme s’il s’agissait là d’une «affaire courante» que le gouvernement actuel – dont la légitimité est pour le moins contestée et les prérogatives censément mises entre parenthèses par le contexte électoral – expédie.

Or, l’aménagement du territoire a ses propres enjeux politiques, économiques et sociaux, qui dépassent de loin les missions d’un Exécutif dont le «mandat» est arrivé, du moins théoriquement, à expiration.

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