Confinement total à Blida et partiel à Alger : Quel risque pour les récalcitrants ?


Les décisions de confinement total à Blida et partiel à Alger, impliquent automatiquement des mesures coercitives à l’encontre des contrevenants qui peuvent aller d’un simple rappel verbal, jusqu’à la verbalisation, l’interpellation ou la poursuite judiciaire.

Les dernières mesures de prévention contre la propagation du coronavirus (Corvid-19), dans les wilayas d’Alger et de Blida, suscitent des interrogations quand aux moyens mis en place pour leur exécution sur le terrain.

«Un confinement total, à domicile, pour une durée de dix jours, à Blida, avec interdiction de circulation de et vers cette wilaya», oblige ses citoyens à ne pas quitter leurs maisons, sauf en cas de «sorties à caractère exceptionnel », autorisées préalablement par la gendarmerie ou la police.

Or, la décision de démobilisation des travailleurs ne concerne que 50% des effectifs exerçant dans les secteurs économiques et services publics et privés. Le reste est sommé de rejoindre son lieu de travail et tombera de ce fait, sous le coup de ce confinement, dit « total, à domicile».

Mieux encore. Les travailleurs non concernés par la démobilisation, risquent d’être interpellés par les gendarmes ou les policiers voire même renvoyés à la maison. Feront-ils partie des bénéficiaires de dérogations exceptionnelles pour aller travailler, ou vont-ils être eux aussi démobilisés ?

La question reste posée. L’autre mesure décidée par le gouvernement est le confinement partiel de la population algéroise, entre 19 heures et 7 heures du matin, qui peut être, selon le communiqué de la présidence étendue à toutes les wilayas où est apparu et où apparaîtra le virus».

Durant ces douze heures, tout rassemblement de plus de deux personnes est interdit, alors que dans la journée, seuls les buralistes, les marchands ambulants de produits alimentaires sont autorisés à exercer leurs activités.

Les contrevenants à cette décision sont passibles de sanctions administratives allant de la fermeture de leur commerce, jusqu’au retrait définitif de leur registre de commerce, de leur licence d’exploitation ou leur inscription sur une liste noire.

En ce qui concerne les salles des fêtes, de célébrations, de festivités familiales et autres, elles sont obligatoirement fermées et les contrevenants risquent une poursuite judiciaire et pour mise en danger d’autrui».

Si les sanctions sont clairement définies lorsqu’il s’agit des activités commerciales, il n’en est pas le cas pour les personnes, qui ne respectent pas le confinement, totale durant la nuit.

Le communiqué du gouvernement ne précise pas quelles sont les sanctions prévues contre les personnes récalcitrantes qui se retrouvent dans la rue à Alger, durant la nuit ou à Blida, pendant toute la journée.

Pour nos sources, dans un premier temps, les services de police et de gendarmerie, utilisent des mégaphones pour appeler les citoyens chez eux, durant la journée et la nuit à Blida, et pendant la période de confinement nocturne à Alger.

Mais, dans le cas où il y a persistance de regroupements dans la rue, les mêmes services vont interpeller les mis en cause qui risquent d’être verbalisées.

En, tout état de cause, les mesures du gouvernement sont appelées à être bien définies et précisées, pour une meilleure compréhension, mais aussi élargies à d’autres wilayas en cas de besoin, parce qu’il y va de la santé de tous. 

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