Commerces fermés et accès contrôlé à la wilaya : Les Blidéens entre confinement et désagréments du quotidien 


Blida était quasiment déserte au premier jour du confinement. La plupart des magasins avaient baissé rideau et même les établissements publics et de services n’étaient pas ouverts.

Dans la rue, seules quelques personnes vaquaient à leurs besoins… Ainsi, même si le confinement a été bien accueilli par la population locale, car cela y va de leur santé, l’absence d’informations détaillées sur le confinement a suscité des interrogations. «Finalement on est perdu, on ne sait pas qui ouvre et qui ferme.

Et ceux qui sont censés ouvrir, le font-ils à des heures précises», se demande un Blidéen. Des citoyens voulant retirer leur argent des bureaux de poste n’ont pas eu ce luxe, puisque la plupart de ces bureaux étaient fermés.

Même les guichets automatiques d’Algérie Poste n’étaient pas opérationnels, mettant dans la gêne plusieurs pères de famille. Aussi, des boulangers n’ont pas travaillé hier, car leurs ouvriers habitent en dehors de Blida.

Ceux qui ont ouvert ont connu une remarquable affluence alors que cela est fortement déconseillé en ces temps de coronavirus. A Bab Dzaïr, en plein centre-ville, une boulangerie n’a travaillé que quelques heures seulement et pour réguler l’affluence il aura fallu l’intervention de la police qui sillonnait la ville.

Aussi, les automobilistes qui ont vu l’assurance de leurs véhicules arrivée à échéance n’ont pas pu honorer leur redevance pour cause de fermeture de la plupart des agences d’assurance. «Et pourtant, le secteur des assurances n’est pas concerné officiellement par la fermeture», s’exclame un automobiliste.

Le même phénomène concerne les stations d’essence. Ces dernières étaient hors service. «Nous sommes certes dans une situation de confinement. Mais avoir du carburant dans nos véhicules est une nécessité en ces temps où l’urgence peut frapper à nos portes à tout moment», dénonce-t-on.

Autre aberration : la distribution de journaux n’est pas officiellement concernée par les mesures de confinement. Mais sur le terrain, les buralistes étaient dans leur majorité fermés hier et les tabloïds n’étaient donc pas disponibles.

Le centre anti cancer de Blida a, de sa part, vu nécessaire de libérer ses malades en traitement en radiothérapie vu que leur état de santé est fragile et leur contamination risque de leur être fatale.

«Tous les rdv de radiothérapie sont reportés jusqu’à nouvel ordre, sauf urgence signalée», nous dit-on. On signale aussi que le déplacement des médecins provenant d’autres wilayas vers Blida n’était pas évident.

«Malheureusement c’est bloqué entre la wilaya de Blida et Alger. Les gendarmes n’ont rien voulu comprendre, même en étant médecin. Ils m’ont exigé de faire demi-tour alors que nos déplacements sont souvent nécessaires en ces temps de coronavirus», regrette un praticien de la santé.

Par contre, un autre confrère atteste qu’il a pu faire le déplacement à l’aise entre Alger et Blida sur présentation de sa carte. Cela veut dire certainement que c’est laissé à l’appréciation des gendarmes et de la police, en attendant que les choses soient plus claires…

Post Views: 0