Boumerdès : Une campagne électorale insipide


La wilaya de Boumerdès ne semble pas  concernée par le scrutin référendaire du 1er novembre prochain au vu de l’insipide campagne qui, dans sa première semaine, est loin de mobiliser les foules.

Mais à qui la faute ? Pour certains, la faiblesse de l’animation des meetings est en cause. Sur les 8 demandes d’organisation de meetings, 4 se sont déjà déroulés.

Celui du 9 octobre dernier animé par le secrétaire général de l’UNPA, M. Alioui, dans une sorte de huis clos de l’organisation paysanne ; autrement dit dans un terrain structurellement conquis d’avance. Il y eut également celui du 10 octobre. Le bureau de wilaya du parti El Moustaqbel en était l’initiateur dans une salle modeste.

Là aussi les militants étaient les seuls présents. D’ailleurs, aucune affiche publique n’en indiquait la tenue. Deux jours plus tard, ce fut au tour d’un club sportif de Corso de réunir sa galerie à la maison de la culture Rachid Mimouni. Rien de bien consistant comme interlocuteurs face aux interrogations citoyennes.

Mais le pire a été l’apanage du Rnd dont le leader M. Zitouni était annoncé à la maison de jeunes Sennani Said, dont la salle affichait le plein à craquer par une jeunesse avide de réponses claires. Non seulement M. Zitouni n’était pas venu, mais il a dépêché à sa place M. Berkouk qui s’est contenté de lire textuellement une allocution, puis de quitter la salle illico presto sans aucune explication en direction de la foule.

D’aucuns ont remarqué que les mesures de distanciation dans le cadre de la protection contre la Covid-19 ont été foulées aux pieds. Les gens se tenaient même debout, faute de places assises libres.

Cette affluence record «surprenante de la part de la jeunesse pour un parti mis à mal par les scandales», selon des observateurs avertis, dénote au moins qu’en aucun cas la situation sanitaire n’est en cause dans la morosité de la campagne.

Il reste encore deux autres meetings, dont celui de Fillali Ghouini d’El Islah prévu pour le 22 octobre  au centre islamique et celui du flniste M. Berradj programmé pour le 16 octobre.

Est également en cours l’examen de la demande d’organiser un meeting par l’association nationale de la société civile. Alors que celle introduite par l’association de solidarité du mouvement associatif a été refusée pour «non renouvellement statutaire», a-t-on appris auprès de la commission indépendante de wilaya chargée des élections. Verra-t-on un engouement de la campagne en fin de course ?

Rien n’est moins sûr. Des analystes avancent «les raisons de cette indifférence dans l’absence d’intérêts palpables à la mesure des opportunismes».

Certaines nominations récentes à la tête de la mouhafadha et autres bureaux de partis politiques suggèrent que la préparation à la bataille pour les élections municipales et législatives a déjà commencé.

Sinon comment expliquer qu’une ex-députée et ex-membre du bureau politique du parti FLN, pour ne pas la nommer, qui avait été prise la main dans le sac avec l’argent de la corruption et qui avait été démise de ses fonctions du bureau national soit nommée il y a quelques jours à la tête du Fln de Bordj Menaiel, ville considérée comme troisième vivier électoral de la wilaya après Khemis El Khechna et Boudouaou ?

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