Bilan des cas confirmés de coronavirus : La hausse se poursuit pour le 3e jour consécutif


Le bilan de cas confirmés de Covid-19 en Algérie repart à la hausse, c’est le troisième jour consécutif d’augmentation, selon les chiffres officiels rendus publics par le Dr Djamel Fourar, porte-parole du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du Covid-19.

Dans ce contexte, il a été enregistré hier 185 nouveaux cas confirmés, 111 guérisons et 9 décès. Mardi dernier, 174 nouveaux cas contaminés ont été annoncés et lundi dernier, il était question de 153 cas confirmés.

Les Algériens redoutent une augmentation encore plus spectaculaire dans les prochains jours, surtout avec la réouverture des écoles et des universités. Une aggravation de la situation sanitaire aura des impacts non seulement sur la vie sociale, mais aussi sur les activités économiques du pays.

Jusqu’à présent, les entreprises ont tout fait pour survivre, mais beaucoup ne pourront plus supporter davantage, particulièrement les petits métiers, les hôteliers, les restaurateurs et les artisans. Le retour au confinement sera vécu comme un drame.

Certains minimisent la crise sanitaire et parlent de «légère remontée» probablement pour éviter un climat anxiogène, d’autres par contre de évoquent une «hausse du nombre de cas» au moment où d’autres spécialistes préfèrent employer carrément le terme de «rebond».

Alors que l’on se demandait, il y a quelques semaines, si les températures estivales pourraient ralentir la pandémie, la question est désormais de savoir si la Covid-19 va se révéler plus dangereuse en automne et surtout avec l’arrivée de l’hiver, à l’image des principaux virus respiratoires, responsables du rhume ou encore de la grippe saisonnière.

«Contrairement au virus de la grippe qui change tous les ans, les coronavirus sont très stables. Pour l’heure, il n’y a pas d’éléments qui nous donnent l’impression que la nature du virus va évoluer avec la baisse des températures», souligne un spécialiste.

La virulence du virus est liée à la dose infectieuse, plus elle sera importante au moment de la contamination, plus le système immunitaire sera faible, et plus il y aura de risques de développer une forme sévère d’infection Covid-19.

Les espaces confinés et peu ventilés en hiver et la baisse de température peuvent contribuer à l’augmentation des cas, car les gouttelettes sont plus stables, elles vont s’évaporer moins vite et être plus grosses.

L’augmentation de cas en Algérie est expliquée par la levée partielle du confinement, la réouverture des commerces et la reprise de quelques moyens de transport. Le chef du service réanimation au CNMS avait déjà mis en cause «la frange juvénile quant au non-respect des mesures barrières».

Il y a une espèce de déni de cette Covid-19 chez une partie de la population qui reste convaincue que cette maladie n’existe pas, ou du moins que sa gravité est exagérée. Par leurs déplacements, de quartier en quartier, les jeunes font circuler le virus.

Il faut plus que jamais appliquer les mesures de façon drastique et rigoureuse : port du masque, distanciation sociale et lavage des mains. Le docteur Mohamed Bekkat Berkani avait estimé, début octobre, que «l’Algérie est à l’abri d’une seconde vague de Covid-19», contrairement à ce qui se passe actuellement dans plusieurs pays.

Il révèle que cette fluctuation était prévisible. Pour l’heure, il n’y a pas de quoi s’affoler selon lui. Néanmoins, le fait de persister dans le non-respect du port du masque et autres gestes de prévention, la hausse s’installera dans le temps. 

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