Béjaïa : Les gérants des salles des fêtes reviennent à la charge


Fermées depuis mars dernier, les salles des fêtes boucleront samedi leur dixième mois de paralysie. Leurs gérants crient, à qui veut les entendre, qu’ils sont au bout du rouleau.

Une trentaine d’entre eux, exerçant dans différentes localités de Béjaïa, ont manifesté hier devant le siège de la wilaya pour interpeller les pouvoirs publics sur leur désarroi et réclamer une autorisation de rouvrir.

«Ils nous ont complètement oubliés !» nous dit Fahim Ziani, porte-parole du Collectif de consultation et concertation, qui s’est constitué en septembre dernier. «Les théâtres, les cinémas et les bibliothèques ont rouvert mais pas nous, alors que nous sommes régis par le même décret du 4 juin 2005 en tant qu’établissements de spectacles et de divertissement», ajoute-t-il.

«Pendant qu’on assiste à la reprise de toutes les activités publiques et privées dans tous les secteurs socioéconomiques et culturels, fermées dans le sillage de la pandémie de Covid-19, les salles des fêtes demeurent paradoxalement fermées à ce jour, ceci, malgré nos sollicitations, nos appels et nos propositions récurrentes de réouverture dans le cadre d’un protocole sanitaire strict que nous avons soumis antérieurement aux services concernés», écrit le collectif dans un communiqué, qui a accroché sur le portail du siège de la wilaya une banderole alertant sur des «Salles des fêtes sous perfusion».

En septembre dernier, le même collectif avait interpellé le chef de l’Etat, en proposant l’application «stricte» d’un protocole sanitaire, avant que les autorités ne reconduisent l’interdiction des fêtes de mariage et de circoncision.

Les gérants des salles des fêtes considèrent que si l’on avait pris en compte leur proposition de protocole sanitaire, «il n’y aurait pas eu une propagation plus rapide de la Covid-19». «Malheureusement, les fêtes et les cérémonies de mariage et autres continuent à être ‘‘organisées’’ dans des conditions de ‘‘clandestinité’’, échappant à tout contrôle sanitaire, d’hygiène et de sécurité», déplore le collectif.

Après avoir proposé de reprendre avec 60% de la capacité d’accueil de chaque salle, le collectif demande à reprendre avec 40%. «En plus du contrôle de l’Etat, nous pouvons installer une commission interne pour veiller au stricte respect de ce protocole», préconise Fahim Ziani. Pour rappel, le collectif avait évalué le préjudice financier de ce confinement obligatoire à 700 millions de centimes pour chaque établissement.

Post Views: 267

Advertisements