Béjaïa : Grève et marche du Snapap-Cgata


Une grève, ponctuée d’une marche à travers les rues de Béjaïa, a été organisée hier par la coordination Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique-Confédération générale autonome des travailleurs en Algérie (Snapap-Cgata).

Ce sont plusieurs centaines de travailleurs et de travailleuses qui ont quitté leurs postes de travail pour répondre à l’appel de leur syndicat, lequel est sorti des revendications corporatistes pour se positionner en tant que syndicat sur le terrain dans le cadre du mouvement citoyen. Ils sont venus de différentes localités, telles que Chemini, Souk El Tenine, El Kseur et Beni Djellil, pour ne citer que celles-ci où le Snapap dispose de sections. La grève a été également observée par le syndicat dans différents services de l’administration publique, comme le CHU Khellil Amrane et le secteur des travaux publics.

Des militants de la société civile ont rejoint la marche, grossissant les rangs des manifestants. Le Snapap est sorti pour se positionner en faveur de la transition démocratique, une justice sociale et un Etat civil, rejetant ainsi la présidentielle que le pouvoir s’attelle à organiser à tout prix. Les manifestants ont scandé «Ulac lvot» (pas d’élection), «Non à la présidentielle», «Système dégage !». A l’occasion de cette action, les adhérents et autres acteurs de la société civile ont réclamé «la libération de tous les détenus d’opinion et le départ de toutes les figures du système». Sur une large banderole, on pouvait lire ce qui s’apparente à une réponse aux dernières évolutions sur la scène politique et qui concerne l’accélération du processus de mise en œuvre de l’élection présidentielle avec l’annonce de l’une des mesures consistant à installer une commission indépendante de surveillance des élections : «Nous ne reconnaissons pas un gouvernement illégitime et des élections truquées d’avance. Nous attendrons votre départ avant de choisir notre Président.»

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