Annaba, Oum El Bouaghi, Tébessa : «Organisez votre vote aux Emirats»


Le mouvement populaire pacifique maintient sa mobilisation dans la wilaya de Annaba. Il l’a confirmé, hier, au 31e vendredi, par sa traditionnelle affluence très nombreuse. Sous un temps couvert et humide, les manifestants se sont massés sur le cours de la Révolution, avant de marcher tout autour en passant par le siège de la wilaya.

Si l’on se fie aux contenus des banderoles et autres slogans, les revendications visent le départ d’AGS et le rejet catégorique de la prochaine élection présidentielle du 12 décembre. «Organisez votre vote aux Emirats», «Pas d’élection présidentielle avec la bande», «Mouches électroniques, mon père m’a conseillé de ne pas voter pour la bande» entre autres slogans en arabe criés, hier, par les contestataires. Evidemment, le départ du chef de l’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah, et du Premier ministre Noureddine Bedoui, est toujours réclamé, tout autant que la libération des détenus.

La décision d’AGS de fermer Alger aux citoyens des autres wilayas les jours de manifestation a été également critiquée par les manifestants qui scandaient : «Quelle honte, la capitale est sous embargo». A Oum El Bouaghi, les manifestants, au demeurant très nombreux, ont scandé de nouveaux slogans, dont celui conseillant d’organiser les élections présidentielles aux Emirats. Tout en parcourant les boulevards de la ville, les manifestants criaient «Dirou lentikhab fil imarat» (organisez les élections aux Emirats), ou encore «Y’en a marre des généraux» en ciblant le chef des armées, Gaïd Salah.Et d’arborer des pancartes mentionnant : « Makach entikhabat ma3 el îssabat» (pas d’élection avec la bande) ou encore prônant la libération des détenus d’opinion.

Fidèles à leur mot d’ordre, à Tébessa les manifestants ont scandé tout au long de la marche qui s’est ébranlée depuis le siège de la wilaya jusqu’au centre-ville «Y en a marre des généraux !» ou encore «Etat civil et non militaire !». Ils ont exprimé leur refus quant à l’organisation d’une élection présidentielle contre la volonté populaire. Cherif professeur d’université, nous a confié : «Si ces élections auront lieu comme prévu, c’est le retour à la case départ.» Pour sa part, Karim, un jeune chômeur s’est interrogé : «Pourquoi n’a-t-on pas rendu public le rapport du panel ?»

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