ANADE : Les travailleurs entament une grève de trois jours


Les travailleurs de l’Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat (Anade) (ex-Ansej ont entamé, hier matin, un débrayage de trois jours, soit les 13, 14 et 15 avril en cours.

L’objectif de cette grève générale, décidée à l’échelle nationale, est de dénoncer ce qu’ils qualifient d’abus de la direction centrale et son refus de toute forme de communication, qui va dans le sens du bien-être de l’employé. Dans ce mouvement mené sous l’égide de l’UGTA, les grévistes n’ont assuré que le service minimum, suspendant toute activité des agences des wilayas, jusqu’à la prise en considération de leurs requêtes et l’ouverture des portes du dialogue.

Selon les employés interrogés, beaucoup de défaillances en termes de gestion ont été soulevées auparavant, particulièrement les conditions de travail. «C’est la raison pour laquelle nous avons créé ce syndicat de l’Anade pour réclamer nos droits, à travers une plateforme de revendications, ce que l’administration n’a pas admis», fulmine un des protestataires. Pour sa part Mehdi Benghenissa, secrétaire de wilaya de l’Anade à Constantine et membre du bureau national affilié à l’UGTA, affirme que le refus de communication est la cause principale de la colère des travailleurs.

Les représentants des employés, selon ses dires, ont saisi la direction par écrit à maintes reprises, afin d’organiser des réunions régulières. Mais ils se sont heurtés au refus persistant de l’administration. «Face à l’absence d’autres alternatives, nous avons fait recours à un huissier de justice pour déposer des demandes d’audience, ce qui n’est pas normal. Pis encore, même l’inspection du travail a refusé de s’impliquer au niveau de notre direction centrale dans le but de régler le problème», a indiqué M. Benghenissa.

Une convention collective en attente

Et de poursuivre que cette fermeture des portes a commencé à se faire sentir, lorsque les travailleurs ont réclamé la convention collective et dénoncé le recrutement de gens étrangers à l’Anade dans des postes de responsabilité très sensibles, à l’instar de la DRH, DRM et directeurs de wilaya.

Ces responsables étaient des travailleurs dans des entreprises privées, selon les déclarations des employés en colère. «Ces postes doivent être occupés par des cadres de l’agence, qui connaissent sa gestion et ses rouages. Malheureusement, nos cadres ont été mis à l’écart et les postes octroyés à des personnes qui n’ont jamais fait partie de l’équipe», dira M. Benghenissa. Notre interlocuteur ajoute que le 10 novembre dernier, la direction a promis d’installer une commission de négociation, mais rien n’a été fait. Beaucoup de dépassements ont été dénoncé par les grévistes.

Notons à titre d’exemple : «Des rappels de promotions des travailleurs de l’année écoulée devaient être versés au mois de décembre 2020. Jusqu’à l’heure actuelle, aucun versement n’a été effectué et l’administration centrale n’a entamé aucune procédure dans ce sens. Rejet des réunions avec la commission paritaire, surtout après la dénonciation des sanctions abusives des travailleurs et les retenues sur salaires injustes. L’établissement d’une nouvelle stratégie de l’agence sans consulter les directions des wilayas et les cadres.

Beaucoup de failles ont été signalées dans cette stratégie, notamment en matière d’application du décret sur le crédit d’exploitation et le crédit islamique. Jusqu’à présent, les employés affirment qu’ils ne possèdent aucun document sur ces crédits et leur application. Pourtant au mois de novembre dernier, l’opération du crédit islamique a été lancée officiellement.

La tenue du conseil d’orientation en l’absence d’un représentant des travailleurs.» Les grévistes ont menacé de maintenir ce mouvement, si leur direction générale ne prend pas en compte leurs revendications le plus tôt possible.


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