Algériens bloqués à Paris : La justice française rejette le recours juridique contre Air Algérie


La mésaventure des 25 ressortissants algériens résidents britanniques, bloqués à l’aéroport international français Roissy-Charles-de-Gaulle (Paris), est loin d’être terminée.

Ils ne peuvent pas rentrer au pays de sitôt comme ils le souhaitent vivement depuis un mois. Et pour cause, le tribunal judiciaire de Paris a rejeté, hier, la procédure de référé engagée par leurs avocats contre Air Algérie.

«Le recours de nos clients a été rejeté par le tribunal de Paris. Celui-ci a évoqué la force majeure et les consignes de l’Etat algérien relatives à la fermeture des frontières», a précisé Me Karima Hadj Saïd, avocate des plaignants.

Assignation déboutée

En effet, le juge a considéré que la compagnie aérienne nationale ne pouvait pas passer outre la décision gouvernementale d’interdire l’entrée sur le territoire algérien à toutes les personnes en provenance de la Grande-Bretagne dans le cadre de la stratégie de lutte contre la prorogation du variant anglais de la Covid-19. De même, selon notre interlocutrice, l’assignation contre le ministère de l’Intérieur français a été également déboutée. «Nous voulions que nos clients soient transférés dans un hôtel au niveau de la zone de transit le temps de trouver une solution.

Or, le tribunal administratif a jugé que ce n’était pas du ressort de l’Etat français de les prendre en charge car ce sont des citoyens algériens», explique-t-elle. Et d’ajouter : «Finalement, la seule démarche qui a abouti pour l’instant, c’est que nous avons pu accéder à la zone internationale où se trouvent nos clients et échanger directement avec eux.» Avec son confrère, Alexandre André, Me Hadj Saïd assure justement vouloir se concerter avec leurs clients pour pouvoir envisager les suites à donner à ce dossier.

Ceci dit, la marge de manœuvre pour eux est désormais très étroite.
A moins d’une intervention des autorités algériennes pour prendre une mesure exceptionnelle pour les rapatrier immédiatement, ils sont obligés d’attendre l’ouverture des frontières, ou du moins la reprise des vols de rapatriement incluant le Royaume-Uni, sinon de rebrousser chemin vers Londres.

Paris
De notre bureau  S. G.


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