Aïn Témouchent : la mobilisation se maintient


Témouchent, petite ville où l’on connaît tout un chacun, la défection des benflissistes a été remarquée. Mais d’aucuns des hirakistes ont constaté que leur absence n’a pas dégarni les rangs, les étudiants y ont refait l’appoint avec la réouverture du centre universitaire.

Ils y ont apporté leur fougue et leur détermination. Parmi les manifestants, des femmes arboraient des portraits de Tabbou, Bouregaâ et Djamila Bouhired en lançant «Harrirou el massajine ma baouch el cocaïne !» (Libérez les prisonniers d’opinion, ils n’ont pas vendu la cocaïne), un mot d’ordre repris à l’unisson par les marcheurs. Sur une pancarte : «La Tebboune, la Benflis, echaab houa erraïs» (Ni Tebboune ni Benfliss, le peuple est le Président).

Lors de la marche, on apprend qu’un hirakiste, Benmira Saïd, 60 ans, est en détention provisoire depuis mercredi. Son fils rapporte que les gendarmes sont venus mardi demander le fusil de chasse qu’avait son père, ayant fait partie d’un groupe d’autodéfense dans les années de terrorisme.

Mercredi, ce dernier s’est rendu au poste où il était demandé. Présenté au parquet, il a été écroué. Son crime : avoir tenu des propos jugés subversifs à l’issu du 31e vendredi où quiconque peut s’exprimer sur une tribune à la place du 9 Décembre, lieu de la fin des manifestations. 

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