Aggravation des peines suite aux agressions contre le personnel hospitalier : La main lourde de l’Exécutif


Face à la recrudescence des cas de contamination, le gouvernement a été obligé de décréter des mesures de confinement drastiques et la réduction des déplacements interrégions. Cela suffira-t-il ?

Le dispositif de confinement n’est pas près d’être levé au regard du nombre des cas confirmés Covid-19 enregistrés ces derniers jours et des recommandations du comité scientifique et des autorités sanitaires en général. En effet, le gouvernement a annoncé, dimanche dernier, le maintien du confinement pour 29 wilayas durant 15 jours. Une décision qui tient compte des différents rapports d’évaluation de la situation sanitaire à travers le territoire national.

Les wilayas concernées par ce confinement partiel, dont les horaires restent de 20h à 5h, sont Adrar, Chlef, Laghouat, Oum El Bouaghi, Batna, Béjaïa, Biskra, Béchar, Blida, Bouira, Alger, Djelfa, Sétif, Sidi Bel Abbès, Annaba, Constantine, Médéa, M’sila, Mascara, Ouargla, Oran, Bordj Bou Arréridj, Boumerdès, Tissemsilt, El Oued, Khenchela, Souk Ahras, Tipasa et Relizane, indique un communiqué des services du gouvernement.

Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a également décidé de prolonger l’interdiction du trafic de et vers les 29 wilayas sus-citées pour une durée de 15 jours. L’interdiction concerne également les véhicules particuliers. Concernant les transports urbains publics et privés, ils seront interdits de circuler les week-ends uniquement.

Néanmoins, le même communiqué souligne que «le transport des personnels et celui des marchandises ne sont pas concernés par cette mesure». Une manière de ne pas rompre la chaîne d’approvisionnement du commerce et éviter ainsi des pénuries de denrées alimentaires, notamment de première nécessité, et permettre aux travailleurs de se rendre sur le lieu de leur activité professionnelle.

Ces mesures sont entrées en application aujourd’hui. Ce confinement prolongé à chaque fois et qui perdure a des impacts négatifs sur la société. Cette année, pas de saison estivale, donc pas de départs en vacances, plages fermées à la baignade ainsi que les piscines et les frontières aériennes hermétiques, un Aïd El Adha qui s’annonce sans saveur, sans accolades, ni visites familiales, les Algériens ont les repères complètement brouillés. «Nous n’avons plus le même rapport au temps», soulignent les sociologues. Il a été constaté la montée du sentiment religieux dans certains milieux et une quête de sens.

La pandémie et le confinement général, qui durent depuis plusieurs mois, ont augmenté le stress, l’anxiété de la population, les troubles du sommeil et du caractère. Le confinement bouleverse les espaces et les prérogatives des hommes et des femmes qui sont bien ritualisés dans notre culture.

Les hommes ont leur espace à l’extérieur et les femmes à l’intérieur de la maison. D’où les tensions agressives dans les couples. Il faut en outre retenir les enfants, les occuper, leur consacrer du temps et leur organiser un emploi du temps adapté au logement, à leur âge et au niveau de leur développement. Internet et les réseaux sociaux sont devenus les nouveaux territoires virtuels du divertissement via smartphones et tablettes.

Le non-respect de la distanciation sociale et des gestes barrières, le non-port du masque et le lavage irrégulier des mains ont contraint le gouvernement à reconduire le confinement, surtout à l’approche de l’Aïd où la situation risque de devenir incontrôlable. Le gouvernement tente de jongler le plus intelligemment possible entre impératifs sanitaires et économiques.

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